Créneaux Ouest

Articles choisis

Intéressants:
Blogs préférés et amis

Annuaires et autres liens

Album photo sur la nature

Vidéos : Les Teckels

Poèmes:
Eau !

L'elfe et le guerrier

Larmes de dragon

Textes:
Le coeur de pierre

Lensug, le guerrier

Le visage

 Fantastique-fr

Recherche

C'est quoi ça ?

  • Flux RSS des articles

.

Contes d'Ailleurs

Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /2006 01:39

Conte du Grimm

Il était une fois une pauvre servante qui voyageait avec ses maîtres, et comme ils traversaient une grande forêt, leur voiture fut attaquée par des bandits qui surgirent des fourrés et qui tuèrent tout ce qui se présentait. Il n'y eut pas un survivant, hormis la jeune servante qui s'était jetée de la voiture dans sa peur et qui s'était cachée derrière un arbre. Lorsque les bandits se furent éloignés avec leur butin, timidement elle approcha, et ne put que constater le malheur sans remède. "Pauvre de moi, gémit-elle, que vais-je devenir ? Jamais je ne serais capable de sortir de cette immense forêt où ne demeure âme qui vive et je vais mourrir de faim !" En larmes, elle se mit à errer à la recherche de quelque chemin, mais ne put en trouver aucun. De plus en plus malheureuse, quand le soir arriva, elle se laissa tomber au pied d'un arbre, se recommenda à la grâce de Dieu et décida de ne plus bouger de là, quoi qu'il pût arriver? Il n'y avait pas bien longtemps qu'elle y était et l'obscurité n'était pas encore venue quand elle vit arriver une blanche colombe qui volait vers elle, tenant une clé d'or dans son bec. La colombe lui posa la petite clé dans la main et lui dit :
"Tu vois ce grand arbre là bas ? Il y a dans son tronc une petite serrure ; si tu l'ouvres avec cette petite clé, tu trouveras de la nourriture en suffisance pour ne plus souffrir de la faim."
Elle alla jusqu'à l'arbre, ouvrit sa serrure et trouva à l'intérieur du lait dans une petite jatte et du pain blanc trempé dans le lait ; ainsi put-elle manger son content. Sa faim passée, elle songea : "Voici l'heure où les poules rentrent se coucher, et je me sens si fatiguée, si fatiguée... Comme je voudrais pouvoir me mettre dans mon lit !" Elle vit alors la colombe blanche revenir vers elle, tenant une autre petite clef d'or dans son bec.
Ouvre l'arbre que tu vois là-bas, dit la colombe en lui donnant la petite clef d'or. Tu y trouveras un lit."
Elle ouvrit l'arbre et y trouva un beau lit bien doux ; elle demanda dans sa prière au bon Dieu de la garder pendant la nuit, se coucha et s'endormit aussitôt.
Au matin, la colombe revint pour la troisième fois lui appporter une petite clef.
"Si tu ouvres cet arbre là-bas, tu y trouveras des robes", dit la colombe.
Et qaund elle l'eut ouvert, elle trouva dedans des robes brodées d'or et de pierres précieuses, des vêtements d'une telle magnificence que même les princesses n'en possèdent pas d'aussi beaux. Alors elle vécut là pendant un temps et la colombe revenait tous les jours et s'occupait de tout ce dont elle pouvait avoir besoin, ne lui laissant aucun souci et c'était une existence calme, silencieuse et bonne.

Puis un jour, la colombe vint et lui demanda :
"Voudrais-tu me rendre un service ?
- De tout coeur ! répondit la jeune fille.
- Je vais te conduire à une petite maison, dit alors la colombe ; tu entreras et il y aura là, devant la cheminée, une vieille femme qui te dira bonjour ; mais tu ne dois à aucun prix lui répondre un seul mot. Pas un mot, quoi qu'elle dise ou fasse, et tu iras sur ta droite où tu verras une porte, que tu ouvriras pour entrer dans une petite chambre, où il y a un tas de bagues de toutes sortes sur une table : une énorme quantité de bagues parmi lesquelles tu en verras de très précieuses, de merveilleux bijoux montés de peirres fines, de brillants extraordinaires, de pierres les plus rares et les plus éclatantes ; mais tu les laisseras de côté et tu en chercheras une toute simple, un anneau ordinaire qui doit se trouver dans le tas. Alors tu me l'apporteras, en faisant aussi vite qu'il te sera possible."
La jeune fille arriva devant la petite maison, poussa la porte et entra ; il y avait une vieille femme assise, qui ouvrit de grands yeux en la voyant et qui lui dit : "bonjour, mon enfant !" Sans lui répondre, la jeune fille alla droit à la porte. "Où vas-tu ?" lui cria la vieille femme en essayant de la retenir par le pan de sa robe. "Tu es chez moi ici ! C'est ma maison et nul n'y doit entrer sans mon consentement. Tu m'entends ?"
Toujours sans souffler mot, la jeune fille se dégagea d'un coup de reins et pénétra dans la petite chambre. Mon Dieu ! quelle fantastique quantité de bagues s'entassait donc sur l'unique table, jetant mille feux, étalant mille splendeurs sous ses yeux ! Mais elle les dédaigna et se mit à fouiller pour chercher l'anneau tout simple, tournant et retournannt tout le tas sans le trouver. Elle le cherchait toujours quand elle vit, du coin de l'oeil, la vieille femme se glisser vers la porte en tenant dans ses mains une cage d'oiseau qu'elle voulait emporter dehors. D'un bond, elle fut sur elle et lui enleva des mains cette cage, dans laquelle elle vit qu'il y avait un oiseau et cet oiseau avait la bague dans son bec ! Elle s'empara de l'anneau quelle emporta, tout heureuse, en courant hors de la maison, s'attendant à voir la colombe arriver pour le recevoir. Mais la colombe n'était pas là et ne vint point.
Alors elle se laissa tomber au pied de l'arbre, un peu déçue, mais décidée en tout cas à l'attendre et alors il lui sembla que l'arbre se penchait sur elle et la serrait tendrement dans ses branches. L'étreinte se fit insistante et elle se rendit compte, soudain, que c'étaient bien deux bras qui la serraient ; elle tourna un peu la tête et s'aperçut que l'arbre n'était plus un arbre, mais un bel homme qui l'enlaçait avec amour et l'embrassait de tout son coeur avant de lui dire avec émotion :

"Tu m'as délivré du pouvoir de la vieille, qui est une méchante sorcière. C'est elle qui m'a changé en arbre, et pendant quelques heures, chaque jour, j'étais une colombe blanche ; mais tant qu'elle gardait l'anneau en sa possession, je ne pouvais pas reprendre ma forme humaine."
Le sort avait également frappé les serviteurs et les cheveaux du jeune seigneur, qui furent délivrés en même temps que lui, après avoir été, tout comme lui, changés en arbre à ses côtés. Ils reprirent leur voyage avec la jeune fille et chevauchèrent jusque dans leur royaume, car le jeune seigneur était le fils d'un roi. Alors, ils se marièrent et ils vécurent heureux.

Source: L'encyclopédie des merveilleurs
Par Maja - Publié dans : Contes d'Ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /2006 00:00

D'après les frères Grimm

Il était autrefois un pays où les nuits étaient sombres, et le ciel couvrait cette contrée comme un drap noir. La lune n'y sortait jamais, pas une seule étoile ne scintillait dans l'obscurité. Les ténèbres y régnaient comme à la création du monde.

Quatre jeunes hommes de ce pays partirent un jour en voyage et arrivèrent dans un autre royaume où tous les soirs, lorsque le soleil se couchait derrière la montagne, s'allumait dans les cimes d'un chêne un disque étincelant qui répandait au loin une douce lumière. Cela permettait aux gens de tout bien voir et distinguer, même si la lumière n'était pas aussi forte et éclatante que celle du soleil.
Les voyageurs s'arrêtèrent et, abasourdis, demandèrent au paysan qui passait par là avec son chariot quelle était cette lumière.
- C'est la lune, répondit le paysan. Notre maire l'a achetée pour trois écus et l'a attachée au sommet du chêne. Tous les jours il doit y rajouter de l'huile et bien la nettoyer pour qu'elle brille comme il faut. Nous lui payons ce service un écu chacun.
Le paysan partit en cahotant, et l'un des jeunes hommes siffla :
- Une telle lampe nous serait bien utile chez nous ! Nous avons un chêne aussi grand que celui-ci, nous pourrions l'y accrocher. Quel plaisir de ne plus marcher en tâtonnant !
- Savez vous ce que nous allons faire ? lança le deuxième. Nous irons chercher un cheval et une charrette et nous emporterons la lune avec nous. Ils n'auront qu'à s'en acheter une autre.
- Je sais bien grimper, dit le troisième, je la décrocherai.
Le quatrième trouva un cheval et une charrette et le troisième grimpa sur l'arbre. Il fit un trou dans le disque lumineux, passa une corde à travers le trou et fit descendre la lune. Dès que la lune étincelante fut dans la charrette, ils lui passèrent une couverture pour que personne ne s'aperçoive du vol. Ils transportèrent la lune sans encombre jusque dans leur pays et l'accrochèrent sur le haut chêne. Et tout le monde se réjouit, les jeunes et les vieux, de cette nouvelle lampe dont la lumière pâle se répandait dans les champs et dans les prés, et jusque dans les cuisines et les chambrettes. Des grottes dans la montagne sortirent des lutins et des petits génies en petits manteaux rouges et ils se mirent à danser la ronde dans les prés.
Notre quatuor de voyageurs prit la lune en charge. Ils ajoutaient de l'huile, nettoyaient la mèche et percevaient pour leur travail un écu par semaine. Mais le temps passa et ils devinrent vieux et grisonnants, et lorsque l'un d'eux tomba malade et sentit que ses jours étaient comptés, il exigea qu'on mit dans son cercueil un quart de la lune en tant que sa propriété. Après sa mort, le maire grimpa sur l'arbre, découpa un quart de la lune avec des ciseaux de jardinier et on le mit dans le cercueil du défunt. La lune perdit un peu de son éclat, mais pour le moment cela ne se voyait pas trop.
Quelque temps après, le deuxième décéda on l'enterra avec le deuxième quart de la lune, et la lumière baissa un peu plus. Et elle faiblit encore lorsque le troisième mourut et emporta, lui aussi, son quart de lune avec lui. Et dès qu'ils enterrèrent le quatrième, l'obscurité totale d'autrefois envahit à nouveau tout le pays. Et chaque fois que les gens sortaient de chez eux sans leur lanterne, ils se cognaient les uns aux autres.
Or, les quatre quarts de la lune se rejoignirent sous la terre, là, où depuis toujours l'obscurité régnait. Les morts, très étonnés d'y voir de nouveau, se réveillaient. La lumière de la lune était suffisante car leurs yeux avaient perdu l'habitude et n'auraient pu supporter l'éclat du soleil. Ils se levèrent, les uns après les autres, et tous se mirent à faire la fête de nouveau, comme ils en avaient l'habitude autrefois. Les uns jouèrent aux cartes, d'autres allèrent danser et d'autres encore partirent à l'auberge, commandèrent du vin, se saoulèrent, se donnèrent du bon temps, puis se disputèrent et finirent par attraper des bâtons. Et ce fut la bagarre. Et quelle bagarre et quel tapage ! Le vacarme était tel qu'il parvint jusqu'au ciel.
Saint Pierre, qui surveille la porte d'entrée du paradis, pensa qu'une révolte avait éclaté aux enfers. Il appela l'armée céleste pour repousser l'odieux ennemi et ses complices pour le cas où ils voudraient attaquer la demeure des défunts. Personne ne s'étant présenté, saint Pierre lui-même monta à cheval et, passant par la porte céleste, descendit tout droit aux enfers. Il ramena le calme parmi les défunts décharnés, leur fit regagner leurs tombes, il emporta la lune avec lui et l'accrocha dans le ciel.


Source: http://www.chez.com/feeclochette/
Par Maja - Publié dans : Contes d'Ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 28 janvier 2006 6 28 /01 /2006 00:00

Conte allemand

Il était une fois un cordonnier qui habitait une grande ville d'Allemagne. Il était le meilleur cordonnier du monde. Pourtant, seules quelques personnes poussaient la porte de son petit magasin. En effet, les gens préféraient se rendre dans un grand magasin où ils pensaient trouver de meilleures chaussures.

Le cordonnier vendit donc de moins en moins de chaussures et devint si pauvre qu'un jour il lui resta juste assez d'argent pour acheter le cuir d'une paire de chaussures.
Fronçant fortement les sourcils, il alla dans la salle à manger où sa femme était justement en train de raccommoder son plus beau costume.
- Avec cet argent, j'achèterai le meilleur cuir que je trouverai, dit-il à sa femme, et je confectionnerai les plus jolies chaussures que tu aies jamais vues. Je ferai de mon mieux et même plus! C'est peut-être la dernière paire que je pourrai faire, car lorsque j'aurai dépensé cet argent, il ne nous restera plus rien.
- Comment mangerons-nous? demanda sa femme avec inquiétude.
Le cordonnier haussa tristement les épaules.
- Je n'en ai aucune idée, soupira-t-il. Qui vivra verra! En tout cas, je vais d'abord au marché. Au revoir! A tout à l'heure! Il enfila son costume usé et partit au marché. Après avoir longuement cherché, il trouva un magnifique morceau cuir souple et brillant. Il coûtait très cher, exactement la somme qui restait au cordonnier dans sa bourse. Il acheta néanmoins le morceau de cuir et, tout content, il s'en retourna chez lui. Le soir même, il découpa avec soin deux très belle formes dans le cuir : un modèle droit et un modèle gauche. Il y avait juste assez de cuir pour confectionner deux magnifiques chaussures.
- Je les finirai demain, dit-il à sa femme. Maintenant, il est trop tard. Allons d'abord nous coucher.
Le lendemain matin, le cordonnier se rendit dans son atelier après avoir déjeuné. Quelle ne fut pas sa surprise de trouve les nouvelles chaussures fin prêtes sur son établi. Le cordonnier les examina sous toutes les coutures, mais ne trouva aucun défaut! Les chaussures étaient magnifiques. C'était la plus belle paire de chaussures qui soit jamais entrée dans son magasin. Heureux et fier, le cordonnier les exposa dans la vitrine à la vue de tous. Moins d'une heure plus tard, elle étaient déjà vendues à une dame distinguée.
- Regarde combien je les ai vendues, dit le cordonnier, enchanté, à sa femme.
Il ouvrit la main et lui montra cinq pièces d'or.
Avec cette somme, je pourrai acheter au marché le cuir de deux paires de chaussures ! Peut-être même qu'il nous restera encore assez d'argent pour faire un bon repas. Je vais vite voir. A tout à l'heure!
Il embrassa sa femme, tout joyeux et s’en fut.
Le soir même, il découpa le modèle de deux paires de chaussures dans le cuir qu'il avait acheté au marché et les laissa à nouveau inachevées sur son établi.
Le lendemain, deux magnifiques paires de chaussures se trouvaient fin prêtes sur son établi. Elles étaient si belles qu'elles semblaient être l'oeuvre d'un maître cordonnier. Tous les points étaient parfaits.
Très vite, le cordonnier vendit ces deux paires pour plus d'argent qu'il n'en avait gagné de toute sa vie. De nouveau, il repartit sans attendre au marché et acheta du cuir magnifique pour quatre paires de chaussures. Le soir même, il découpa soigneusement les quatre paires de chaussures dans le joli cuir.
J'ai vraiment envie de les commencer tout de suite, dit-il à sa femme, d'un air enthousiaste, mais je vais quand même attendre demain matin. Allons nous coucher.
Lorsque le cordonnier entra dans son atelier le lendemain matin, quatre magnifiques paires de chaussures l'attendaient à nouveau sur son établi.
Le scénario se répéta jour après jour. Chaque matin, le cordonnier trouvait sur son établi, prêtes à être vendues, les chaussures qu'il avait découpées la veille. Il les vendait facilement, car elles étaient si jolies que tout le monde en parlait. Désormais, la moitié de la ville en portait et le cordonnier s'enrichit peu à peu. Sa femme et lui pouvaient maintenant s'acheter de jolis vêtements et faisaient chaque jour de la semaine des repas dignes du dimanche. Ils étaient donc très heureux car c'étaient de braves gens. Pourtant, le cordonnier ne cessait de se poser des questions.
- Je voudrais bien savoir qui confectionne ces chaussures pendant la nuit, dit-il un jour à sa femme. Que dirais-tu si nous nous cachions cette nuit derrière l'armoire de l'atelier? Nous pourrions ainsi voir qui nous a si bien aidés et nous pourrions peut-être l'en remercier.
Sa femme approuva cette idée, car elle était très intriguée, elle aussi.
Le soir même, tous deux se cachèrent derrière l'armoire. Ils attendirent longtemps mais, à minuit précis, ils entendirent des bruits derrière la plinthe. Deux petits hommes nus apparurent. Ils sautèrent immédiatement sur l'établi et se mirent à coudre et à marteler de bon coeur avec leurs petits doigts. Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois tout le cuir travaillé et les chaussures brillantes alignées sur l'établi. Ils retournèrent ensuite derrière la plinthe.
Le lendemain matin, gémissants et engourdis, le cordonnier et sa femme sortirent de leur cachette.
- Ça alors! Comme ils travaillent vite! dit le cordonnier à sa femme avec étonnement. Et comme ces chaussures sont belles! Comment pourrais-je un jour remercier ces hommes?
- J'ai une idée, répondit sa femme, les yeux brillants. Ces pauvres petits hommes seront sûrement transis de froid pendant l'hiver. Ils n'ont manifestement ni vêtement, ni bas, ni chaussures. Je vais leur coudre à chacun des sous-vêtements du meilleur lin ainsi qu'un joli costume dans la meilleure des étoffes et je leur tricoterai aussi des petits bas. Tu leur feras une jolie paire de chaussures. De cette manière, ils ne souffriront plus jamais du froid pendant l'hiver.
Le cordonnier approuva et, le soir même, ils déposèrent sur l'établi deux paires de sous-vêtements, deux magnifiques petits costumes, deux paires de bas et deux petites paires de chaussures.
Le cordonnier et sa femme se dissimulèrent à nouveau derrière l'armoire et, à minuit précis, les petits bonshommes sortirent à nouveau de derrière la plinthe. Ils regardèrent avec étonnement les petits vêtements, les bas et les petites chaussures, car ils s'attendaient une nouvelle fois à trouver du cuir. Ils ramassèrent avec prudence les petites affaires et les admirèrent sous toutes les coutures.
Heureux, ils enfilèrent le tout et dansèrent sur l'établi.
- Nous qui sommes si riches et distingués, nous n'avons plus besoin d'être cordonniers, chantèrent-ils.
Ils sautillaient et bondissaient en tous sens et s'amusaient beaucoup.
Après une petite demi-heure, ils disparurent riant et sautillant derrière la plinthe, sans avoir travaillé le cuir des chaussures.
Par la suite, le cordonnier et sa femme ne revirent plus jamais les nains.
Depuis ce jour-là, le cordonnier recommença à confectionner lui-même ses chaussures. Cela ne lui semblait pas grave. Après tout, c'était son métier! Il trouvait même cela agréable et les gens venaient de partout acheter ses chaussures.
Le cordonnier et sa femme coulèrent des jours heureux. Cependant, ils n'oublièrent jamais l'aide des deux nains. Voilà pourquoi ils aidèrent souvent les pauvres habitants de leur ville. Si quelqu'un trouvait cela étrange, ils répondaient gaiement qu'ils étaient heureux de pouvoir aider les pauvres gens, mais personne ne sut jamais ce qu'ils voulaient dire !

Source: http://www.chez.com/feeclochette/
Par Maja - Publié dans : Contes d'Ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Créneaux est

Actuellement, il y a  5  fouine(s) dans cet univers...

The WeatherPixie



Mes écrit sont protégés par :



00039372


Azur et chat

Tic, Tac.....Toc

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus