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«J'ai l'impression de m'être arrêté au coin d'un boulevard. Je suis là et j'attends patiemment que la lumière tourne au vert. Mais chaque fois que je tente de traverser, que je pose mon pied sur l'asphalte, il y a une crainte qui me retient. Et je me dis «Et si un véhicule ne fait pas son stop et me percute». Alors je regarde partout pour être certaine qu'il n'y a aucun danger, je scrute les environs, j'observe derrière moi et je trouve le trottoir si beau, si sécuritaire et réconfortant. Alors, je décide de ne pas traverser, c'est ainsi que ça se déroule tout le temps. L'autre côté du boulevard est un mystère, un lieu inconnu qui m'attire, car il est plein d'aventures, de rencontres et de péripéties. Je regarde au loin, de l'autre côté de ce bouleverd, mais je continue de ne pas oser traverser. Et la lumière tourne au rouge... je reste immobile, je suis bien là en sécurité. »
Avril 2003
PS. Lorsque je mets en ligne un extrait de mon journal, ça implique que le sentiment exprimé dans l'extrait n'est plus d'actualité. Ce dernier fait partie des archives de ma vie. Je le partage avec vous, car je trouve la réflexion tout simplement intéressante.
par Maja
publié dans :
Les Journaux de la Tour

Dans ce siècle, on tente de tout rationaliser, l'amour, la peur, la tristesse, l'intuition, etc. Et les scientifiques se demandent mais où se cache ces aptitudes dans la grande complexité de notre cerveau...ô grand mystère... leur étant très difficile de trouver la réponse....moi je m'imagine encore que ces aptitudes sont ailleurs, quelque part entre ce qu'ils appellent le cerveau et ce que je nomme mon coeur, mon âme. Reste t'il encore un peu de mystères...juste un peu ?
Avril 2004
par Maja
publié dans :
Les Journaux de la Tour








