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Courts récits fantastiques

Dimanche 11 décembre 2005

Il y était voilà très longtemps, un soleil moribond caché dans une lanterne oubliée par des mineurs fatigués de travailler dans la nuit interminable des souterrains poussiéreux et désolés du centre de la terre. La lanterne seule s'apprêtait à fermer l'oeil, épuisée d'éclairer un monde enfoui oublié de chacun. Toutefois, la lanterne luttait contre l'accablement, elle se battait contre la noirceur, sachant qu'un jour cette dernière gagnerait ce combat.


Voilà qu'un de ces jours, s'avançant dans la pénombre elle aperçoit une de ses soeurs tenues par un mineur.  Ce dernier agrippa la lanterne restée seule depuis trop longtemps. Las de l'entendre gémir dans ses rêves, le jeune mineur s'était décidé à venir la chercher.   De retour à la surface, dans un monde ensoleillé, la lanterne épuisée constata que ces efforts n'étaient plus d'utilité. Elle cligna des yeux une dernière fois et s'assoupit.


Enfin, il était venu le temps pour elle de se reposer, tout compte fait elle avait gagné sur la noirceur, se fondant dans les rayons du soleil, elle était maintenant accompagnée de son allié infatigable.

Par Maja
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Samedi 14 janvier 2006

Ce matin était un matin comme tous les autres, comme toujours mon réveil fût doux comme l'avoine, par un baiser de mon tendre mari avec qui je partage ma vie depuis l'éternité, j'ouvris les yeux. Comme toujours, je sortis lentement du lit pour me diriger vers la chambre de nos enfants, grognant ils se laissaient charmer par la chaleur de leur couverture, leurs rêves d'aventure et le magnétisme de la somnolence. Par la suite, comme toujours, je sortis de la maison pour ramasser sur le porche le journal quotidien, je l'ouvris tout en rentrant dans notre maison, lisant comme d'habitude les faits divers,  meurtres, vols et fraudes toujours aussi tristes et désolants. Je m'apprêta ensuite au déjeuner, donnant à chacun ce qu'il préfère, des fruits, des céréales et pour moi et mon mari un café noir.  Regardant par la fenêtre, j'aperçu l'autobus scolaire qui tournait le coin -des bisous tout chauds- mes enfants sortirent de la maison en courant, criant et se bataillant pour savoir lequel parviendrait à l'autobus en premier.   Peu de temps après ce fût le tour de mon mari, un baiser lèvre à lèvre -ce que je l'aime- il parti au travail. Il ne restait plus que moi dans cette maison lourdement silencieuse. Je monta à l'étage et commença à choisir judicieusement mes vêtements, mis ma montre, mes escarpins et descendis prendre un second café noir avant de partir travailler aussi. Arrivé à la cuisine, une chose d'un bleu cyan sur la table attira mon attention, il me sembla ne pas l'avoir remarquée avant de monter. Je m'approchai, peut-être un jouet délaissé par mes enfants, un bout de papier, une petite poupée... Que c'était bizarre, ça ressemblait à une pieuvre de mer, un corps plus ou moins ovale, flasque et humide et auquel était joint trois tentacules parsemés de ventouses. Puis, j’aperçu ce qui me sembla être des yeux, ils étaient tous minuscules et globuleux. Aussitôt je fus pris d'un frisson, car pendant un bref instant j'eu  l'impression qu'ils me dévisageaient. Je couru chercher une pince à Barbecue, agrippa la pieuvre, et la mis dans un Tuperware, afin de la  montrer ce soir à mon mari. Il m’apparu à cet instant, une bonne idée de la ranger dans le réfrigérateur.

 

Au travail, tout se déroula comme d'habitude, tout se passa bien et lorsque j'eusse terminé ma journée, je rentrai à la maison. Mon mari s’afférait déjà à la cuisine terminant la préparation du souper, mes enfants silencieusement écoutaient la télévision. La première chose que je constatasse d'anormale, fût l'absence de bonjour et de baisers de mon mari, car d'habitude il délaisse rapidement la préparation de la cuisine pour m’enlacer et s'informer de ma journée.  Or, ce soir, il me paraissait bizarre, totalement concentré sur sa tâche, qui semblait consister à découper des légumes sur le comptoir de la cuisine. Je montai à l’étage, me mis à l’aise et je descendis, les enfants étaient déjà à la table de même que mon mari. Ces derniers avaient commencé à manger, sans m’attendre. De l’escalier, je pouvais les entendre, ils dévoraient... comme s’ils n’avaient pas mangé depuis des lustres. Je m’assis, Oh quelle horreur ! Leurs lèvres maculées de bleu cyan, ils m’observaient comme si c’était la première fois qu’ils me voyaient, leurs yeux étaient livides et leur regard n’était plus le même. Je n’y distinguai plus l’étincelle de vie, l’amour, comme à l’habitude, mais bien le vide et la torpeur. Mon attention se porta alors sur le contenu de mon assiette, plusieurs petites pieuvres y étaient disposées découpées en morceaux. Sans effort, je pris dans mes doigts l’un des morceaux de cette bestiole et la porta à ma bouche. Sans la moindre réticence, je la croquai.

Le lendemain fût une journée comme d’habitude...

Par Maja
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Mardi 24 janvier 2006




Il y a très longtemps,
Dans une forêt lugubre et terne,
Habitait une vieille dame.

 
Dans le village le plus près,
On la prétendait apothicaire,
Mais les rumeurs couraient qu’elle était sorcière.


La dame seule, cueillait des herbes,
Tant que ses os le supporteraient,
Elle guérirait les malades,
De ses mixtures et pommades. 

 
Dans sa vieille chaumière,
Fleurs séchées et bougies brûlantes,
Ornaient cet endroit silencieux,
Que seuls les loups et la brise, fascinait

 
Lorsqu’un malade s’approchait,
La vieille dame quittait ce lieu magique,
Amenant avec elle ses onguents. 

 
Tous ses malades guérissaient,
On prétendait même, qu’elle les soignait de toutes maladies,
Au point, qu’un jour plus personne ne vint la voir,  
La vieille dame seule, continua à cueillir des herbes. 

 
Les arbres observaient ses mystères,
Le vent entendait ses appels,
Personne ne su quand la vieille dame mourut,
La forêt seule, en garda le secret.    

Par Maja
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