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Elles sont taries les sources de ses peines.
À ce jour, il s'est enfin libéré,
Du joug des siens et des coups d'épée.
Il est le grand explorateur, celui qui ne soucie plus des heures.
Il s'enfuit vers des paysages étrangers.
Il a quitté désormais son nid.
Son corps obéit à ses propres envies.
Prince des nuages, écuyer des astres.
Il sillonne le ciel sans laisser de traces.
Ses ailes sont souples et légères,
Les seules limites à sa liberté, sont l'air.
Et la piste sinueuse de son itinéraire.
Ô petit oiseau maintenant devenu grand !
Que tu es magnifique, amoureux des champs.
Virvolte et vrille, on compte sur toi.
Pour partager avec nous tes chants,
Tes aventures, tes épopée et tes tournois !
Narrés depuis des siècles, à notre grand émerveillement.

Ce ne sont que dans les froids contrés du Nord,
Que l’on savoure le retour aux vertes feuilles,
Et voilà la nature qui change de décor !
Enfin, est heureux le gourmand écureuil
Grâce à toi Printemps !

Dans les mares formées par le dégel,
Les glaçons flottent, sous l’emprise du vent
Le chaud et le froid s’affrontent en duel
Comme dans les mains d’une magicien.
Grâce à toi Printemps !

L’ours de son hibernation en sort affamé,
Peu à peu, la nature se réveille de sa torpeur,
Dans les chaumières, le feu arrête de crépiter,
Il est enfin temps de sortir à l’extérieur.
Grâce à toi Printemps !

Les oiseaux, plus qu’heureux sautent dans les branches,
Courtisent leurs voisines par des chants et des parades,
Longtemps tu as dormi, enfin tu prends ta revanche
Toi soleil brûlant, tu pointes ton ombre de jade.
Grâce à toi Printemps !

Sur la pointe des rameaux, mais que vois-je ? Un bourgeon !
Ha toi, Printemps ! Tu signales ainsi ton retour
Dans les airs, gazouillent enfants et oisillons.
Ils chantent, pour toi leur amitié, comme des troubadours
Grâce à toi Printemps !

Parant arbres, buissons et arbrisseaux de ton effigie
Tant attendu, bienvenue à toi combattant !
Que je suis contente de te voir, grand génie
Te voilà enfin dans mes bras, mon cher ami, mon amant
De l’hiver, toujours vainqueur, en sort le Printemps.
-De l’été, ta bien-aimée.
Très douce et onctueuse Glyneth,
Hé oui ! Beaucoup tu en feras des envieuses,
Car c’est toi l’élu de mon cœur,
Tyrannisé par ta voluptueuse splendeur,
Je ne cesse jamais de penser à toi heure après heure.
Te promet amour, gloire et fidélité
Pour tes sublimes yeux de caramel,
Je ferais de toi un être immortel.
Pour ton poil plus soyeux que le velours,
Je t’offrirais les plus beaux atours.
À part, bien sûr dans notre couche,
Pour toi, il y aura souris, friandises et jouets
À l’infini, pour toi je chasserais
Glyneth !
Reine de mon cœur,
Amazone de mes fantasmes cachés,
Toi et Moi, jamais nous serons séparés,
Ô Beauté sublime aux milles grandeurs.
Je t’offre cette ode en guise de porte-bonheur.









