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Tour de l'Existence

Mercredi 28 juin 2006


Depuis quelques jours je suis revenue de Cuba. J'ai beaucoup aimé mon voyage, malgré quelques inconvénients (retour avec de drôles de symptômes et la «matante» qui a été vraiment fatiquante et n'oublions pas sa copine encore pire). Mais heureusement, mes parents ont été d'une gentillesse incroyable et les paysages étaient paradisiaques. Et pour la première fois de ma vie j'ai vu la mer, et j'ai ainsi eu l'occasion de voir en elle toutes les beautés qu'elle recèle. Elle est d'une grande force et en même temps, elle est si vulnérable face à nous êtres humains qui y jettent sans arrêt toutes sortes de trucs nocifs et polluants. Je me demande quand allons nous respecter la nature qui nous entoure, quand arrêterons nous de penser que nous sommes au-dessus de tout. Pour sa grâce, j'ai décidé de lui écrire un poème.


Hé non vous ne rêvez pas ! C'est bien moi les pieds dans l'eau de mer sous un soleil couchant aussi beau que ceux que l'on voit à la télévision. Adunaphel tu peux l'utiliser comme photo de charme. ;-) On ne voit pas beaucoup de détails, mais avec ton imagination je ne suis pas inquiète.

C'est dans un éternel et ardent duel,
Que la mer poursuit sans cesse son combat
Contre l'impitoyable sable, si fin, si fort.
Composé de milliards de guerriers
La mer est bien seule face à cette horde de boucliers
Ceux-ci pillent toujours ses trésors
Qu'elle essaie, par des ruses de guérillas
D'en reprendre des parties. Quel courage ! Quelle Rebelle !
Coraux, algues et coquillages,
Elle les tient entre ses griffes d'eau.

Elle les cache, les avale, les emprisonne
Comme on attache le perroquet à sa cage
Joyaux qui connaîtront jamais la liberté du gigolo
La mer, leur mère, est une dragonne
Dont son pouvoir est une saline couronne.


S'immisçant dans sa bataille, une jeune fille

Aussitôt, elle lui lance des flèches piquantes
Lui barre la route, dissimule ses pièges.
Son impair ne lui sera pardonné qu'au prix d'une vrille
Que la jeune fille au goût de vanille,
S'empresse d'exécuter dans une danse turbulente.
Ballotter par ses flots violents, tel un flocon de neige
Elle s'engouffre dans la gorge de la bête,
Apaisée et avalée, les deux se laissent bercer
La douceur des larmes de mer, délaisse la tempête
Dans les eaux, le calme, c'est le plaisir des âmes-soeurs retrouvées.


Par Maja
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Vendredi 27 octobre 2006
Bonjour,

Il y a quelques temps, une chaîne sur l'enfance a circulé sur les blogs. J'espérais ne pas la recevoir et pourtant il a fallu que je sois «inspiré» quand même. Voici le tristounet poème qui en est ressorti. Sortez vos tires-jus... (expression de ma Dragonne préférée et qui me fait toujours sourire). Bonne journée !


Enfance !
Moment de mes premières souffrances,
Lieu des pires manigances,
Un monde sans chance,
Lot des immortels pas de danses.

Pourquoi une telle punition ?
Je n'ai jamais usé de munitions,
J'ai toujours été d'une gentillesse pure,
Et pourtant c'est entre ces pénibles murs,
Que l'on a anéanti mon âme d'enfant immature.

On a réduit ma vie à un abîme.
D'où je me suis enfin sorti.
Depuis je chante des hymnes,
Je m'amuse avec les rimes,
J'écris et je ris,
Je m'inspire et savoure la vie.
 
Je jouie des beautés de la nature,
Je m'efforce d'oublier mes anciennes tortures,
Et surtout je prends garde aux souvenirs.
Ils sont mes pires ennemis,
Car, ils saccagent mes nuits, 
Et me font frôler la folie...

Car chaque sourire, chaque plaisir,
Ils les surveillent comme des vipères.
Ils se dressent devant mes bonheurs,
Et se transforment en barrières.
Ils aspirent mes joies comme des voleurs.
Comme j'aimerais les enterrer ces pilleurs !

Des rappels nauséeux,
Des doutes, des sentences et des pleurs,
Je ferme mes yeux et je sens les heures.
Ce n'est pas en oubliant,
Que je vais arrêter d'avoir peur !



Ne soyez pas inquiets, je ne suis pas déprimée autant que je peux en avoir l'air avec ce poème. La seule chose que je peux vous dire, c'est que ça fait du bien au coeur quand ça sort. Et même, à petite goutte, au moins il y a ça en moins.
Par Maja
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Mercredi 1 novembre 2006

Puis par un matin froid et engourdi,
La calèche, tirée par des chevaux blancs, aux roues d'or,
Transporte en son sein un Comte à la beauté salie.
La richesse est l'oeuvre d'un triste trésor.
Cachette de l'âme désoeuvré aux mains de solitaire.
L'homme riche sans passion a un goût de terre.
Vive la pauvreté aux arômes de folie.
Je préfère vivre sans la sou, tel le prolétaire.
Car l'existence ne doit pas être parsemée d'ennui,
Plutôt de simples bonheurs, qui aiment les sucreries.
Par Maja
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