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Tour de Vie

Lundi 7 novembre 2005 1 07 /11 /2005 00:00

 

À chaque moment de l’existence

Il y a là un individu

Qui est là et te regarde

Parfois il te parle

Pour te blesser, te pardonner, te consoler, t’aimer

Parfois il te regarde pour te sourire, t’encourager, pour t’abaisser

Parfois il te touche

Pour te caresser, pour te mordre, pour t’embrasser

Parfois il ne fait rien

Et d’autres fois il fait tout

Quoiqu’il fasse, il fait toujours un acte

Parfois cruel, parfois adorable

L’être est là pour te dire qu’il existe

Il te démontre sa présence

Pendant tout ce temps, ton propre être

Est contrôler par lui

C’est toujours ainsi

Deux individus interagissent entre eux

Et ce, sans sourires, sans mots, sans pleurs

Le regard, la manière, l’énergie

Tout y est pour comprendre l’autre

Que celui-ci soit roi, ouvrier, parent

Notre existence est confinée à celui de l’autre

Durant toute notre vie, il aura l’autre

L’obligation de vivre avec lui

Pour s’entendre, se comprendre, s’écouter

Des moments inoubliables aux

Tristes occasions, qu’on se déchaîne ou

Qu’on s’aime, le monde est là!

 

Par Maja - Publié dans : Tour de Vie
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Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /2006 21:04
J'ai écrit ce poème il y a longtemps, en 1999, je l'ai écrit plus ou moins en un seul coup. C'est mon préféré, le plus beau de tous, celui qui depuis longtemps je n'ose pas mettre sur mon blog, de peur que quelqu'un s'en approprie le mérite. Il est long, il décrit les problèmes politiques dans un pays d'Amérique du Sud dominé par une dictature. C'est donc un poème engagé. Je n'ai jamais réussi à le terminer, car je n'ai jamais été capable de replonger dans l'atmosphère qui m'a permis de l'écrire. C'est une oeuvre inachevée, j'espère que vous allez l'apprécier autant que moi.  

 



Acte 1

Il était beau, fort, majestueux,
Son regard imposait le respect,
Médaillé des pieds à la tête,
Ses ornements témoignaient de son ardeur au combat,
Son statut lui donnait des privilèges, qu’il se procurait lui-même,
De sorte qu’il se donnait droit et de vie et de mort, sur chacun,
Tout était question d’extérieur,
L’intérieur étant devenu inutile,
Roi de la population, Dieu de son peuple,
Il règne sur des automates sont le cerveau est lavé,
Peuple de misère, qui a soif de vivre,
Dont le mot liberté est un vieux souvenir oublié,
Ces gens devenus esclaves d’un régime,
Foudroyés par les regards de la milice,
Couronnée d’armes rouges,
Impose leurs lois comme seule vérité :
Obéis sinon meurt,
Le drapeau fièrement ondulait sur un monde hypocrite,
Corrompue par le pouvoir et la vengeance.

 

Acte 2 

À la maison, le maître respire son cigare,
Assis dans un fauteuil de suède,
Il mijote les coups prochains,
L’argent à multiplier,
Il dorlote son berger allemand,
Écoute Mozart, Chopin, Beethoven,
De son sombre regard, l’avenir lui semble prometteur,
La fenêtre ouverte sur son splendide domaine,
Lui expose une vue d’un monde créé par ses idées,
Petit paradis perdu au milieu de la noirceur camouflée,
Seul avec son chien Fido,
Qui témoigne de la gratitude pour son maître,
Inconscient du malheur qui règne de ses actes,
L’écoute lui parler de ses prochains assauts,
Gentilles petites bêtes ! 


Acte 3

Non loin de là, la misère est à son apogée
Dans une piètre maison de bois,
Un père de famille compte ses derniers sous,
Son épouse berce leur dernier,
La plus grande marmonne des prières,
Leur salut s’approche, mais ceux-ci l’ignorent encore,
Demain, le père ira travailler à l’usine de chaussures,
Son fils passera les journaux,
Sa fille tapera à la machine,
Encore et encore,
La routine est quotidienne,
Les jours se ressemblent,
Tous qui vivent se taisent.

 

Acte 4

 
Sur les palissades de la ville, des affiches,
Scandant la grandeur d’âme de leur chef,
Propagande à l’extrême,
Dans la rue principale,
Des enfants habillés de vêtements sales jouent dans la boue,
Avec eux, un chien sans race,
Ils rigolent, oublient et espèrent,
La boue dans laquelle ils piétinent,
Se dévoile comme un amusant jeu sans fin,
Mais, une arme à la main, le soldat les poussent,
Leur cri de déguerpir,
Les jeunes à la course, détalent vers leurs nids douillets
Haut dans le ciel,
La colombe passe, dans son bec une branche de laurier.

 

Acte 5

 
D’un œil louche, il réfléchit,
Matin rencontres, après-midi allocutions,
Voilà la limousine drapeautée,
La capitale l’appelle, de même que le capital,
S’ouvre devant lui le château d’or des décisions,
Le fauteuil au bout de la table,
Les fraudeurs et les exploiteurs autour, 
Et sa journée commence déjà,
À l’heure, de l’aurore, l’horreur.

 

Acte 6

 
Dans un bois à quelques pas de chez lui,
La longue-vue à la main, on le scrute,
Nos yeux se posent sur sa Villa,
Payée par la sueur de la Nation,
Mécréant dictateur, garde ton sang froid, on t’observe.
Coupable tu es, inconscient es-tu ?
Toi buvant dans des verres de cristal,
Autour d’une table, accompagné de gens de ton espèce,
Nous le visage imprégnée de charbon,
Accoudés dans la boue sous la pluie,
Se dessinent sur notre figure,
Des représentations de guerre : Notre Guerre,
Voilà que la communion de nos pensées,
Laisse de la place pour le plan.


Tailla m'a proposé de vous demander d'imaginer une fin à ce poème inachevé, alors si quelqu'un se sent inspiré, il peut m'écrire une fin, pas obligé qu'elle soit en vers, et ça va me faire plaisir de mettre votre écrit avec un lien de votre blog dans un article qui y sera lié. Donc, à vos plumes chers blogueurs.....

C'est ici pour voir les contributions de Tailla et Kailla et du Vieux sorcier.

Par Maja - Publié dans : Tour de Vie
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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /2006 19:43
L'autre jour, Tailla et Kailla m'a proposé de demander aux blogueurs inspirés de continuer le poème "le Dictateur", que je n'ai jamais été capable de continuer moi-même.  Aujourd'hui, je vous présente, donc les deux suites que j'ai reçu...



Tout d'abord, celle du Vieux Sorcier d'OB, Honorius...merci à toi de t'être prêté à l'expérience.

Acte 7

Il reposa son verre de cristal
Il savait que c'était la fin
Il ne regrettait rien
Son coeur était sec... depuis trop longtemps
La balle le frappa entre les yeux
Il s'écroula sans un cri
Son sang s'écoula sur le tapis
Couleur de révolution
Couleur de libération
Dehors s'envola une mélodie
LIBERTE....

Et ensuite, les deux actes magnifiquement écrits par Tailla et Kailla.

Acte 7

Voila encore une dure soirée,
Où il a imposé ses idées.
Il se lève de son pied d'estale,
Pour aller se reposer...
Soudain il devient pâle,
Et vînt sa dernière pensée.
Son regard imposait de la pitié,
Il était faible, blanc et couché.
Fido le regarde agonisé,
le sang coulant sur le plancher.

Acte 8

Il n'y avait pas d'autre solution,
Que son exécution.
L'arme à la main,
On est encore que des gamins.
On s'est battu pour un autre lendemain
Où le nom du peuple ne serait plus "chien".
Fini le temps de la docilité
Goutons maintenant à la LIBERTE.

Si toi le visiteur inconnu, tu ne connais pas ces deux artistes, je te conseille d'aller les visiter illico.

Par Maja - Publié dans : Tour de Vie
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