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Freyra, la mortelle elfique

Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 19:26
Bonjour à tous !

Ces jours-ci, je suis en pleine écriture d'une autre histoire. J'espère l'avoir terminé pour dimanche. Aussitôt fait, je publierai la première partie.  En attendant je vous offre ce bout d'histoire que j'ai écrit il y a quelques temps, et que j'avais publié sur le forum de Dahud. Pour ceux qui l'aurait lu sur le forum, il y a ici mon dernier article sur Lensug le nordique ou bien Le visage ici.
Il paraît qu'il y a beaucoup de fautes... donc ne regardez pas trop ;-)

Je vous souhaite une agréable journée. Maja.



 

Dans une de ces forêts lugubres, noire comme un antre de démon, erre péniblement une égarée. Elle halète, son cœur se débat, tel un oiseau que l’on retient par les pattes et son corps, comme une fleur desséchée sous la tempête, tremble terriblement. Sa mémoire s’est envolée, elle ne sait pas où elle se tient, elle ne connaît aucunement cet endroit. Cette forêt ténébreuse, trop silencieuse. Et pourtant, elle distingue des piétinements dans les feuilles, des bêtes rampées, des insectes grugés les troncs des bois morts. Elle écoute... Des sifflements, des râlements... Elle n’est pas seule, on la suit. Quoi faire ? Rien ! Marcher, sans regarder derrière. Son pied fendu la fait atrocement souffrir, chacun de ses pas est douloureux. Durant sa course ses sandales se sont rompues et sur une rocher pointu la plante de son pied gauche s’est meurtrie. Depuis, son sang coule et coule. Un instant.... une idée ! Une mauvaise idée, et si le sang laissé derrière moi s’avérait être une piste, une piste qu’un être mauvais suit depuis que je me suis arrêtée de courir, depuis que mon pied saigne. Elle n’ose regarder derrière son épaule, car elle entend des bruits étranges, une langue qui lèche, des grognements de satisfaction, comme ceux que les charognards poussent quand ils découvrent un cadavre alléchant.

Elle repart, elle ne doit pas s’arrêter !

Continue petite, je sais que c’est douloureux, mais il n’attend que ça, que tu t’affaiblisses et que tu te décides enfin à te reposer au pied de l’un des ses énormes arbres millénaires. Ses forces s’épuisent, sa vision s’embrouille, dans sa bouche un goût de vinaigre, ses mains sont moites, mais elle a atrocement froid. Ses jambes ne la portent plus, elles titubent et les bruits s’intensifient... La bête semble s’approcher et tout à coup sur la cheville de son pied blessé, elle ressent son souffle chaud, on la renifle. Non ! Crie-t-elle le plus fort qu’elle peut, mais elle n’a plus de force, non ! Non ! Laisse-moi créature de la nuit ! Laisse-moi ! Son corps ne peut plus supporter le poids de la douleur et de l’angoisse. Laisse-moi crie-t-elle encore, car sur sa peau le souffle de la bête est toujours présent et régulier. Celle-ci respire le sang chaud si proche, la chair fraîche, la proie, la faiblesse...

Mais elle n’est pas seule, dans cette forêt effroyable, on a entendu ses hurlements, on vient la délivrer. Deux flèches fendillent l’air, l’une terrasse la bête alors que l’autre plonge l’elfe dans un état de somnolence profonde. Or, avant de clore ses paupières, elle entrevoit d’énormes pattes noires, celles de chevaux ténébreux. Incapable de lutter contre le venin, elle s’endort. En l’apercevant sur le sol, l’un des êtres chevauchant un sombre étalon, saute de sa monture. Vêtu de noir, il s’approche d’elle, deux comme lui se tiennent derrière et observent la scène. Ces Ombres loin d’être charitables, ont décidé cette fois-ci de ne pas laisser une autre personne innocente se faire dévorer par cette créature cruelle. De celle que nous sommes mieux ne jamais voir, car à ce qu’on dit, on en n’oubli plus jamais la laideur et l’expression de damnation qui se dégage de leur présence.
Je suis découvert, l’un des deux hommes encore assis sur son cheval brise le silence.

-Il y a un lutin caché dans les buissons, je l’entends gigoter !
-Laisse le faire ! Et qui prend l’elfe avec lui ?
-Prend là toi !
-Évidemment !

Il se penche vers l’elfe toujours endormie. Ses yeux ouverts, malgré la torpeur dans laquelle elle est plongée, semblent regarder au loin.

-Elle est étrange !

Celui qui n’a pas encore parlé, s’interloque devant le commentaire de son compère.
-Ha oui ! Qu’est-ce qu’elle a d'étrange ?
-La peau de son visage est ridée.
-Les elfes ne sont pas supposées être quasi immortelles ?
-Oui, c’est ce que l’on prétend ! Mais celle-ci a pris un coup de vieillesse.
-Sûrement un charme...
-Oui sûrement...
-On l’amène où ?
-Chez les Yeil ?
-Ouais bonne idée, ils ne sont pas loin.


Quand j'y pense, je me rappelle qu'il y a une suite à cette histoire... si vous êtes intéressés, je vais tenter de la trouver.


Par Maja - Publié dans : Freyra, la mortelle elfique
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /2006 00:00
Bonjour !

J'ai travaillé fort pour vous donner une suite à lire de qualité. J'ai beaucoup mis d'effort sur le contenu et.... la grammaire hi hi ;-) J'espère que vous allez apprécier. L'article est quand même long, donc je vous laisse toute la semaine pour le lire... et vous écrire une suite aussi.  :)

Maja.




L’elfe abandonnée par les Ombres fut recueillie par les locataires d’une petite maison en bois, située non loin de l’endroit où elle avait été sauvée. À son réveil, deux grosses têtes penchées sur elle, la fixaient.

-Bonjour, chuchota-t-elle.


Avant de s’assoupir à nouveau, elle eut le temps de distinguer leurs gros yeux noirs renfoncés et leurs longues oreilles pointues. Épuisée et fiévreuse, mais débarrassée des griffes de la créature de la nuit, elle n’avait plus rien à craindre, à part peut-être son passé oublié.


Dors paisiblement petite, je suis là, dors !
 

Après une semaine de somnolence et de délire, la jeune fille sortit enfin de sa torpeur, mais la dure réalité allait l’emporter rapidement dans un autre cauchemar. Couchée sur un lit de bois recouvert de fétus de paille qui lui piquaient la peau, elle essayait de se souvenir des derniers jours. Elle n’apercevait pas les courtes créatures velues qui déambulaient dans la même pièce où elle était étendue, tant elle était submergée par ses pensées et ses doutes. De sa position, elle discernait cependant le feu brûler dans un petit four que les Yeil utilisaient pour préparer la nourriture. Dans la confusion et le délire encore présent, elle se crut au bord du feu, comme avant. Comme si elle se souvenait d’y avoir déjà été, il y a longtemps, dans une autre vie.  


De la vapeur s’échappait des marmites et de succulentes odeurs circulaient dans l’air ce qui fit gargouiller son ventre, alimenté depuis une semaine de bouillons clairs. Sa convalescence s’était déroulée comme dans un rêve, elle ne se rappelait plus beaucoup des événements, mais des images étranges surgissaient devant ses yeux, comme des fleurs auréolées, des animaux aux membres interminables et des objets animés qui dansaient des valses. D’autres détails moins burlesques lui revenaient en mémoire, elle gardait en souvenir et très distinctement des mains poilues qui lui serraient le menton pour la forcer à avaler une mixture chaude et fade. Elle se souvenait aussi vaguement de personnes vêtues de vêtements merveilleux et scintillants qui discutaient autour d’une magnifique table de verre. Mais ceux-ci faisaient sûrement partie de son ancienne vie, celle qui avait été effacée de sa mémoire par un être cruel. Le regard de l’elfe était plongé dans le vide, ses yeux ne voyaient rien de ce qui l’entourait jusqu’à ce que l’une des créatures échappe un couvercle de fonte par terre, ce qui l’a fit sursauter. Les Yeil se tournèrent aussitôt, dans sa direction. C’est alors que la jeune elfe confuse les vît pour la première fois, elle comprit alors que les créatures ne faisaient pas partie de son rêve, mais de la réalité. Elle les observa, ils étaient immobiles ne bougeant pas de peur d’effrayer la rescapée encore endormie. Elle les regardait droit dans les yeux, réfléchissant à la meilleure manière d’aborder ce genre de créatures qu’elle ne se rappelait pas avoir déjà vu quelque part. Elle opta pour la méthode classique.
 

-Bonjour, murmura-t-elle tout doucement.


Encore très faible, soulever son cou frêle requérait autant d’efforts que de lever une charrette. Au son de sa voix, les êtres surpris abaissèrent leurs oreilles. L’un d’eux s’approcha doucement, comme si l’elfe avait la capacité de s’enfuir tel un mulot effrayé.
 

-Bonjour, petite ! Répondit la créature poilue tout en rabaissant ses oreilles encore plus.


La jeune fille ne saisie pas tout de suite ses paroles, car la voix de la créature produisait des sons aigues et elle semblait avoir des difficultés à prononcer les consonnes.
 

-Comment t’appelles-tu ? Réussit à bafouiller la créature.


-Je ne sais pas ! Répondit-elle d’une voix chevrotante. Je ne me rappelle plus de rien. J’ai tout oublié. L’elfe se mit à sangloter, elle avait souffert physiquement toute la semaine et maintenant elle prenait conscience de sa situation désagréable ; Elle logeait dans une maison inconnue située dans une forêt étrangère en compagnie de créatures mystérieuses qu’elle croyait, il y a encore quelques minutes, issue de ses rêves. Son cœur débordait de tristesse, elle ne pouvait même pas se rattacher à des souvenirs plaisants pour se réconforter, puisque son esprit ne se rappelait plus de rien.  

 
-Nous allons donc te nommer, Yaeouil fit la créature. Au bout d’un court moment, elle repartit rejoindre son compagnon à la cuisine sans interroger l’elfe sur sa santé. Les yeux encore plein d’eau, elle se sentit atrocement seule. Elle se recroquevilla dans son lit et continua à pleurer le visage enfoui dans les fétus de paille. Ses longs cheveux blonds, comme les remparts d’une forteresse, semblaient protéger l’accès à son doux visage.
 

Durant tout le repas, les êtres poilus ignorèrent Yaeouil couchée dans son lit inconfortable à quelques pas de la table basse. Ils ne lui offrirent pas même un bol de soupe ou un morceau de pain. Tout en dégustant leurs plats, ils discutaient dans un langage inconnu, parfois ils semblaient rire. L’elfe se sentait tellement seule, elle ne cessait de sangloter, son dos lui faisait mal et dans sa tête des marteaux s’amusaient à marteler son crâne. À ce moment, elle aurait eu besoin d’une étreinte, d’une parole réconfortante, mais tout ce qu’elle saisissait étaient des bruits inintelligibles, des mâchoires mastiquées et des grincements de couteaux. Totalement ignorée, une pénible intuition lui fit penser qu’elle ressemblait à un animal de compagnie qui attend que les maîtres finissent de manger pour se nourrir. Elle tourna dos à la scène en tentant de ne pas écouter les sons et de respirer les odeurs de nourriture. Comme elle somnolait, elle sentit que l’on tâtait son épaule. Elle se retourna vivement, l’une des créatures se dressait devant elle, tenant un bol de potage dans lequel du pain trempait. Elle le prit et mangea goulûment. Alors qu’elle essuyait sa bouche de sa main, elle remarqua qu’on ne lui avait pas donné de cuillère. Elle trouva ça étrange.



Par Maja - Publié dans : Freyra, la mortelle elfique
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 19:09
Bonjour !

Aujourd'hui j'ai une grippe qui assaille mon esprit. Mais j'ai quand même voulu publier la suite de ce récit. Comme je suis malade, (c'est toujours bon d'avoir une excuse), je ne me suis pas trop attardé aux fautes. Donc, comme je vous le dis souvent, ne regardez pas trop. ;-)

Vous avez toute la semaine pour le lire, car je sais que c'est un peu long. Je devrais couper plus court, mais bon comme je ne publie pas souvent, je me permets une petite longueur.;-)

Bonne semaine à tous !


© John Bauer

La soirée fut très longue. Les créatures ne lui adressèrent pas la parole, elles se contentaient de parler entre elles comme au souper et de s’amuser à un jeu. L’elfe les observait essayant de garder son esprit occupé à analyser les règles du jeu.  Après quelques temps, elle réussit enfin à s’endormir. Quelques heures plus tard, on l’a secouait. L’une des créatures l’a recouvrait d’une couverture tandis que l’autre lui parlait. Elle n’entendit que la fin de la phrase.

-...surtout ne te lève pas, il y a un pot à côté de ta couche au cas où tu aurais besoin de te soulager.

Yaeouil balbutia quelques mots et se rendormit aussitôt.

Le couple de Yeil habitait depuis longtemps dans leur petite chaumière, il y avait vécu avec leurs deux enfants partis fondés leurs propres foyers depuis quelques années déjà. Les Yeil font partie de la race des trolls, il préfère vivre dans la forêt, éloignés de la ville et des villages. Ils sont considérés comme pacifiques, à moins qu’on les importune. Dans ce cas, ils peuvent se montrer sournois et très agressifs.

Ils fabriquent tous ce qu’ils ont besoin à partir des matériaux qu’il trouvent dans la forêt, bois, plantes, racines, gibier et minéraux. Pour acquérir des choses qu’ils ne peuvent fabriquer eux-mêmes, ils réalisent des bijoux et des infusions qu’ils troquent contre ce qu’ils désirent au marché de Bress. Lieu clandestin de prédilection pour tous les marginaux, on y déniche toutes sortes de trucs étranges et surtout des objets volés. Les Yeil s’y rendent souvent pour discuter  des dernières nouvelles des villages et également celles de la ville. C’est ainsi
que les années passèrent pour ce couple de trolls, simplement et assez calmement. Mais le temps fit son œuvre et le couple de Yeil vieillissait. Ainsi, exécuter leurs tâches ménagères de même que chasser le gibier, les exténuaient de plus en plus.

Le lendemain, elle se réveilla tard. Les créatures bougeaient dans la pièce s’affairant au nettoyage de la maisonnée. L’elfe eut un frisson et s’aperçut qu’on lui avait enlevé sa couverture. Peu de temps après, son ventre se mit à gémir.

-Excusez-moi, pourriez vous me donner quelque chose à manger, j’ai drôlement faim, se hasarda t-elle de demander.

L’une des créatures se tourna et répondit sèchement.

-Ce n’est pas encore l’heure. Elle se remit aussitôt à sa tâche.

Yaeouil soupira et se recoucha dans son lit. Une vive douleur dans le bas ventre lui rappela qu’elle ne s’était pas soulagée depuis longtemps. Elle regarda en dessous de sa couche et aperçut un pot grossier. Mais au même moment, quelque chose attira son attention, son pied droit complètement dissimulé sous une épaisse couche de bandage l’a dérouta. Elle s’assit dans sa couche pour regarder de plus près et palper son pied emmailloté.  

-Mais que fais-tu ? Ne touche pas à ton pied ! Le guérisseur nous rend visite cet après-midi et je ne veux surtout pas que tu gâches son si beau travail ?

Le ton autoritaire de la créature surprit l’elfe encore endormit, mais son caractère vif la força à répliquer.

-Vous trouvez ça beau ?

-Arrogante ! Tu devrais être morte à l’heure qu’il est ! Rouspéta la créature.  

-Excusez-moi... marmonna l’elfe tout en abaissant les yeux. Elle n’aima pas sa réponse, pourquoi s’était t'elle si docilement renfrognée devant les cris de la chose répugnante qui gigotait devant elle. Elle prit un temps de pause et elle renchérit.

-J’ai atrocement faim et puis... je... j’aimerais uriner...seule !

Elle regarda la créature qui venait de lui adresser la parole droit dans les yeux.

-Bien ! La créature formula quelques mots en direction de son compagnon, puis ils sortirent tous les deux laissant l’elfe seule. Quelques minutes plus tard, après s’être assurés qu’elle avait bien terminé, ils revinrent dans la pièce.

L’une des créatures se dirigea vers le poêle et versa un bol de soupe, qu’elle apporta à l’elfe. 

-Pourrais-je avoir une cuillère ? Exigea t-elle.

En guise de réponse, l’être poilu prit sur la table l’ustensile demandé et lui tendit. 

-Comment dois-je vous appelez ? Osa t’elle enfin demander tout en avalant sa soupe, comme si son dernier repas datait d’un mois.

-Moi c’est Yily et mon mari c’est Yul. Mon mari ne parle pas ta langue.

-D’accord ! Donc depuis le début c’est avec vous que je parle ?

-Oui !

-C’est difficile de vous différencier.

-Mon mari porte une ceinture et moi pas.

-Ha oui ! C’est vrai. Je n’avais pas remarqué.

Ainsi se termina leur courte discussion. Visiblement, Yily n’aimait pas discuter. Aujourd’hui, Yaeouil se sentait davantage en forme physiquement, mais moralement c’était une toute autre histoire. Évidemment, toutes les questions de la veille la troublaient encore, sinon plus. Toutes ses interrogations se bousculaient dans sa tête, il y avait tellement de choses qu’elle aurait aimé savoir sur elle, son passé, comment elle avait atterri ici. Et puis son pied. Hier, elle n’y avait même pas réfléchie et maintenant son regard ne cessait de fixer la boule de bandage. Que cache t-elle ? Complètement désorientée, elle n’avait qu’une seule envie, celle de poser des questions à ses détestables de compagnons poilus. Cependant, le mutisme et le manque de sociabilité de Yily l’empêchaient d’assouvir sa curiosité.  

Les heures passaient et Yaeouil les occupait à observer attentivement le couple qui l’hébergeait. Tout leur corps était recouvert de poil à part la paume de leur main, la plante de leur pied, leurs oreilles très longues et pointues et le bout de leur nez. Également, il manquait de poil à quelques endroits de leur torse, on pouvait alors discerner leur peau brunâtre. Ces derniers discutaient sans arrêt, leur oreilles s’abaissaient selon leurs émotions, parfois ils parlaient plus forts et émettaient de drôles de grognements. D’autre fois, c’était des sifflements et des éructations. Bref, ils semblaient bien copains tous les deux.
 

-Merci de m’héberger ! Lança Yaeouil, alors qu’elle les regardait. Aussitôt, ils s’arrêtèrent de parler et de travailler. Yily évidemment prit la parole.

-Avons-nous le choix !

Yaeouil ne sut pas comment interpréter cette phrase. Elle ne savait toujours pas si les êtres poilus l’appréciaient ou si elle était davantage un fardeau pour eux.

-Lorsque mon pied ira mieux je vous promets de partir et de vous récompenser pour vos attentions.

Yily s’esclaffa. Enfin, elle fit les bruits que l’elfe interprétait comme des rires. La femelle répéta sûrement les paroles de l’elfe, car le mâle s’esclaffa à son tour. Puis, Yily se tourna enfin dans sa direction.

-On verra bien rendu là. Puis, elle continua à balayer le plancher de bois. L’elfe fixa Yily et s’aperçut qu’un sourire en coin ne quittait pas son visage. Son instinct lui criait de s’enfuir.

Par Maja - Publié dans : Freyra, la mortelle elfique
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