Créneaux Ouest

Articles choisis

Intéressants:
Blogs préférés et amis

Annuaires et autres liens

Album photo sur la nature

Vidéos : Les Teckels

Poèmes:
Eau !

L'elfe et le guerrier

Larmes de dragon

Textes:
Le coeur de pierre

Lensug, le guerrier

Le visage

 Fantastique-fr

Recherche

C'est quoi ça ?

  • Flux RSS des articles

Publicité

.

La poésie Québécoise

Jeudi 24 novembre 2005
Je sais que les photos ne sont pas super belles, mais je ne peux pas sortir dehors 1) parce que le moindre coup de froid me fait tousser et éternuer et 2) parce que je dois terminer au plus sacrant mon contrat, donc je reste à la maison dans ma veste de laine, orné de poils de lapin. J'ai pris ces photos de mon balcon d'en avant, le Québec est sous la neige...mon pays c'est l'hiver. Au fond de moi je resterais toujours un fille du grand nord. J'accompagne donc mes photos d'une chanson de l'un de nos grands chanteurs québécois.

 

MON PAYS
paroles et musique: Gilles Vigneault

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m'en vais être fidèle
À sa manière, à son modèle
La chambre d'amis sera telle
Qu'on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d'elle

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon refrain ce n'est pas un refrain, c'est rafale
Ma maison ce n'est pas ma maison, c'est froidure
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
À tous les hommes de la terre
Ma maison c'est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
À préparer le feu, la place
Pour les humains de l'horizon
Et les humains sont de ma race


Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'envers
D'un pays qui n'était ni pays ni patrie
Ma chanson ce n'est pas une chanson, c'est ma vie
C'est pour toi que je veux posséder mes hivers

 

Par Maja
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mercredi 6 décembre 2006
«Ce sonnet semble avoir été écrit entre le 26 mai et le 9 août 1899. On ne connaît pas la date exacte. La critique voit le symbole de son destin. La narration met en scène un vaisseau en or massif qui glisse majestueusement sur les mers inconnues, heurte un écueil et coule à pic dans la profondeur du gouffre. En réalité, le vaisseau n'est qu'un prétexte: c'est le coeur du poète qui sombre dans l'abîme du rêve. Autrement dit, c'est le naufrage de l'intelligence lucide. Ce poème a été conçu au couchant d'une intelligence lucide, mais déjà fortement marquée par le délire. Le Vaisseau d'Or est le couronnement des efforts créateurs de Nelligan, l'aboutissement d'une recherche pour se retrouver pleinement dans l'imaginaire, la saisie symbolique de son destin.»

WYCZYNSKI, Paul, Biographie de Nelligan, 1987, p. 315.

Source



Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!


Émile Nelligan (1879-1941)

Par Maja
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 décembre 2006

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
Ô la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire: Où vis-je? où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
A tout l'ennui que j'ai, que j'ai!...

 

Émile Nelligan

Par Maja
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Créneaux est

Actuellement, il y a  6  fouine(s) dans cet univers...

The WeatherPixie



Mes écrit sont protégés par :



00039372


Azur et chat

Tic, Tac.....Toc

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus