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Par une froide nuit,
Entre le temps des brumes et de la rosée,
Des chants et des bruissements,
Une Ombre voilée veloutée,
Sans trace, ni effluve, ni son,
Se lève entre les arbres voûtés,
Tel des mendiants enracinés,
Au milieu de rayons de lunes, d’ailes de nocturnes,
La bravoure d’un cavalier passant.
Solitaire au cœur fier, à l’âme de fer,
Sur son destrier galopant sur une terre argileuse,
Terre de sang et de prières sans dieux, hideuse,
Des yeux percent l’aurore sonore,
Un peuple sauvage tari de morts,
La longue nuit du guerrier s’achève,
Sur les notes d’immenses creux,
Territoire naguère prospère, paysans aux fers,
Des tombes creusées par ses aïeux,
Le cavalier errant poursuit dans la forêt,
La quête sur son chemin, d’un songe défait.
par Maja
publié dans :
Tour de l'imaginaire








