.
Je vous mets enfin la suite de Freyra en ligne. C'est long comme article, mais pour l'histoire je ne pouvais couper avant. Donc, prenez tout votre temps pour le lire. Ne vous pressez pas. Si vous avez des questions sur le récit, je vous invite à les poser ou s'il y a un truc qui vous semble peu convaincant n'hésitez pas à me le dire également. L'autre jour Roanne me demandait pourquoi l'elfe ne vivait pas chez le mage. Je vais répondre ici au cas où certains d'entre vous auraient le même questionnement. C'est tout simplement parce que Yeaouil demande beaucoup de soins, puisqu'elle ne marche pas encore et comme le mage/médecin est quelqu'un d'occuper, il ne peut combler ses besoins particuliers. Mais vous allez constater avec cet extrait, que d'une autre manière, il est très présent. Bonne journée !
PS. Pour ceux qui ne suivent pas le récit de Freyra, j'ai mis plus bas ma première création avec le logiciel Gimp.
PSS. J'espère ne pas avoir fait trop de fautes.
-Yul ? Fit elle d’un ton plaintif.
Ce dernier lui répondit d’un ton exaspéré et fatigué. Il connaissait bien son épouse et savait que s’il l’a laissait parler, il en avait bien pour une heure à l’écouter gémir. Yily ne fit pas attention au ton de sa voix et commença à se plaindre sur les comportements de l’elfe.
-Je n’en peux plus !
-Ha non ! Tu ne vas pas recommencer avec ça. Yul était furieux.
-Elle est détestable. Elle teste mes nerfs, j’en suis certaine.
-Je n’arrête pas de te répéter que tu dois lui trouver quelque chose à s’occuper. Elle est pleine d’énergie et ça fait presque deux semaines qu’elle est alitée.
-Je lui ai donné une aiguille, des fils et un tissu pour qu’elle apprenne à coudre. Mais ses mains sont pleines de pouces.
-Peut-être que ce n’est pas approprié pour débuter. Prête lui un jeu de dés ou de cartes. Apprends lui à jouer, puis ensuite tu lui montreras comment travailler.
-Je ne suis plus une mère ! Et ça m’enrage de devoir toujours la servir. Yily donne moi ça ! Yily j’ai mal ! Yily j’ai faim ! Elle me casse les oreilles toute la journée avec ses caprices ! Et en plus, elle a commencé à chanter ! Tu peux bien rire. Ce n’est pas drôle ! Elle chante mal avec un ton aigue qui me fait siller les oreilles.
-Chérie ! Une semaine ! Il reste seulement une semaine avant que le mage lui apprenne à marcher. Essaie d’être patiente.
Sur ces derniers mots, Yul s’endormit. Aussitôt, il se mit à ronfler. Yily se coucha à ses côtés dans la paille et malgré elle, peu de temps après, elle faisait de même.
Le lendemain matin lorsque Yily entra dans la cuisine, elle vit Yaeouil assis dans sa couche.
-Déjà réveillée ! Tu es matinale.
-Mon pot est plein Yily. J’ai été malade cette nuit.
Yily fit une grimace de dégoût, elle se pencha pour ramasser le pot de chambre de Yaeouil caché en dessous du lit et se précipita à l’extérieur jeter le contenu et surtout savonner le contenant. Avant qu’elle sorte de la maison, Yaeouil eue juste le temps d’entendre Yily grogner.
-Si au moins, elle pouvait chier dehors !
Dans l’après-midi, Yily s’évertua à enseigner à Yaeouil un jeu de carte. Contre toute attente, elle remarqua que Yaeouil était bien plus douée aux jeux qu’à la couture. La semaine passa donc tranquillement, pour les deux femmes du logis. Apprenant à se connaître tout en se lançant des affronts à l’occasion, elles ne s’appréciaient pas mais se toléraient.
Puis vint la journée de la visite du médecin. Ce dernier arriva bien plus tôt que la dernière fois. Lorsqu’on lui ouvrit la porte, il glissa une boîte très lourde à l’intérieur de la maisonnette et tendit un sac rembourré à Yily, puis il entra. Il se dirigea aussitôt vers Yaeouil qu’il embrassa sur le front.
-Comment s’est déroulée ta semaine ?
-Pas trop terrible répondit Yeaouil sachant très bien que cette réponse irriterait sa marâtre de Yily.
Le Mage se tourna alors vers la Yeil qui se tenait à l’écart et comprit à son regard que la phrase de l’elfe avait fait son effet. Il empoigna doucement la jambe de Yaeouil et observa son mollet pendant quelques instants.
-Mais c’est très bien. La blessure autour de la prothèse est presque entièrement guérie. Vous avez fait du beau travail Yily, dit-il en se tournant vers la femelle renfrognée.
-Tu vas pouvoir enfin te lever Yaeouil et marcher en plus. Mais avant je vais te montrer les cadeaux que je t’ai apportés.
Yaeouil cria de joie. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas été gâtée. Enfin, elle le croyait.
-Merci je suis tellement contente. Je pensais bien être obligée de porter toute ma vie ces affreux haillons de lins qui me piquent la peau.
À la remarque de Yaeouil, Yily qui était assis à la table, grogna de plus belle et plus fortement. L’elfe riait dans son for intérieur. Elle vida le sac à l’envers que lui tendait le médecin sur sa couche. Son contenu l’a rendit tellement joyeuse, qu’elle riait et criait à la fois. Ses joues devinrent rouges de bonheur et ses yeux étincelaient. Le sac de suède contenait trois robes, une rose, une blanche et une beige, confectionnées dans un tissu très doux. Toutes les trois très simples étaient néanmoins ornées de quelques dentelles, alors que le devant était serré par des rubans. Le sac contenait aussi des bas de soie, des culottes, un bustier et des rubans pour attacher ses longs cheveux, le tout dans les mêmes tons de couleur que les robes. Parmi tous ces vêtements, une cape en velours rouge bourgogne avec un capuchon attira encore plus son attention. Celle-ci était splendide et soyeuse, elle avait sûrement coûté très cher. Sur sa chaise, Yily bougonnait et remuait, elle n’était pas insensible à la somptuosité des cadeaux apportés par le Mage. Elle ressentait de la jalousie pour les nouveaux effets de l’elfe et celle-ci le savait bien, car Yeaouil lui lançait des regards d’envie. Puis le médecin sortit une boîte recouverte de velours bleu de sa poche et la tendit à l’elfe.
-C’est pour moi ? S’enquit naïvement Yeaouil.
-Mais voyons ! Pourquoi la gâtez-vous ainsi ? Vous exagérez ! Beugla Yily du fond de la pièce.
Le Médecin regarda la Yeil du coin de l’œil. Cette dernière se calma aussitôt. Sa jalousie était si forte qu’elle lui faisait perdre les bonnes manières. Elle devait se ressaisir, elle s'adressait quand même au Mage.
-Mais bien sûr que c’est pour toi. Ouvre-le ! Dit-il gentiment à Yeaouil.
Depuis sa dernière visite le médecin avait l’air plus aimant avec l’elfe. Ses gestes étaient plus attentionnés et ses mots exprimés avec davantage de douceur et de compassion. L’elfe fébrile ouvrit donc la boîte qu’il lui tendait. Elle contenait une petite chaîne d’argent au quelle était attachée un pendentif à la forme allongée.
-Il est magnifique. Elle sauta au coup du Mage qui en perdit son chapeau, pour dévoiler son crâne chauve et lisse.
Le mage replaça le plus vite qu’il put son couvre-chef, mais l’elfe avait déjà aperçu sa tête. Elle ricanait comme un enfant. Après s’être calmée, elle demanda au
médecin ce que le pendentif représentait. Il lui avoua qu’il signifiait rien en particulier. Il lui mit autour du cou et rapprocha la grosse boîte de la couche de Yaeouil. Celle-ci le supplia
comme une gamine de lui laisser l’ouvrir. Le Mage n’eut pas le temps de répondre qu’elle se ruait sur la boîte. À l’intérieur, il y avait une ceinture de cuir brunâtre auquel étaient accroché une
sacoche et un fourreau fabriquée dans le même cuir. La sacoche ne contenait rien, mais dans le fourreau on y avait placé une magnifique dague. Sa lame mince et tranchante avait été forgée dans un
alliage de très bonne qualité. La poignée en bois noire était incrustée de fins filaments du même alliage que la lame et de quelques pierres blanchâtres. Yaeouil découvrit aussi dans la boîte des
dizaines de bouquins aux couleurs flamboyantes et brillantes.Yily s'étirait le cou pour voir les objets. Ses yeux roulaient de stupeur.
-Mais ils sont magnifiques ses livres, ils viennent de la ville ? Où vous les avez achetés ? Demande t-elle curieuse.
-Au marché de Bress, ma chère Yily.
Yaeouil feuilletait les livres, elle était éblouie par les images colorées qui représentaient des animaux, des végétaux et des objets. Chaque fois qu’elle pesait sur une image, une voix prononçait lentement le mot associé à l’image dans la langue universelle.
-C’est magique cria t-elle !
Le médecin rit de la remarque.
-Non mon enfant, il n’a pas de magie là dessous.
Puis il se tourna vers Yily.
-Se sont des livres pour enfants. Lorsqu’elle aura appris tout ce qu’ils contiennent je vous en apporterais d’autres. Laissons là quelques instants. Vous venez dehors Yily ? J’ai des choses à vous dire.









