.

Ce ne sont que dans les froids contrés du Nord,
Que l’on savoure le retour aux vertes feuilles,
Et voilà la nature qui change de décor !
Enfin, est heureux le gourmand écureuil
Grâce à toi Printemps !

Dans les mares formées par le dégel,
Les glaçons flottent, sous l’emprise du vent
Le chaud et le froid s’affrontent en duel
Comme dans les mains d’une magicien.
Grâce à toi Printemps !

L’ours de son hibernation en sort affamé,
Peu à peu, la nature se réveille de sa torpeur,
Dans les chaumières, le feu arrête de crépiter,
Il est enfin temps de sortir à l’extérieur.
Grâce à toi Printemps !

Les oiseaux, plus qu’heureux sautent dans les branches,
Courtisent leurs voisines par des chants et des parades,
Longtemps tu as dormi, enfin tu prends ta revanche
Toi soleil brûlant, tu pointes ton ombre de jade.
Grâce à toi Printemps !

Sur la pointe des rameaux, mais que vois-je ? Un bourgeon !
Ha toi, Printemps ! Tu signales ainsi ton retour
Dans les airs, gazouillent enfants et oisillons.
Ils chantent, pour toi leur amitié, comme des troubadours
Grâce à toi Printemps !

Parant arbres, buissons et arbrisseaux de ton effigie
Tant attendu, bienvenue à toi combattant !
Que je suis contente de te voir, grand génie
Te voilà enfin dans mes bras, mon cher ami, mon amant
De l’hiver, toujours vainqueur, en sort le Printemps.
-De l’été, ta bien-aimée.








