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Forêt de vieux chênes,
Sans aucune trace de haine,
Dans tes pas, je traîne.
Puisque libérée de mes chaînes,
Je suis devenue ta vaillante reine.
Douce créature,
Prodige de la nature,
Accompagne moi dans mes aventures.
Ne me laisse pas en pâture,
Je redoute trop de nouvelles blessures,
Et dépose moi sur un tapis de fourrure,
Pour qu'enfin s'arrête ma torture.
Je marcherai dans les sinueux chemins,
Blottit autour de mon cou, le gardien.
Avec toi, je poursuis mon destin,
Celui de protéger cette forêt de clandestins.
Puisque libérée de mes chaînes,
Je suis devenue ta vaillante reine.
Douce créature,
Prodige de la nature,
Accompagne moi dans mes aventures.
Ne me laisse pas en pâture,
Je redoute trop de nouvelles blessures,
Et dépose moi sur un tapis de fourrure,
Pour qu'enfin s'arrête ma torture.
Je marcherai dans les sinueux chemins,
Blottit autour de mon cou, le gardien.
Avec toi, je poursuis mon destin,
Celui de protéger cette forêt de clandestins.
par Maja
publié dans :
Tour de l'imaginaire

J'en ai vu des choses! De belles et de moins belles !
Des contrés aussi j'en ai aperçu, dans mes jumelles, je ne cessai de scruter les montagnes. Mais ce que je voyais, n'étaient que des chèvres grimpant vers le sommet des monts enneigés. J'ai délaissé les jumelles, pour reprendre la bonne vieille méthode, les yeux, mais je n'ai vu que des abeilles et des moustiques, le premier savourer le nectar des chrysanthèmes et l'autre le sang de mon corps.
Alors, je parti en quête d'un autre instrument de voyance. La nuit, j'aperçu enfin un homme, il regardait dans un long cylindre orienté vers l'éther. Une fois il quitta son tertre pour aller faire de quoi dans les buissons, je couru comme un déchaîné, enfourcha le cylindre dans ma besace et repartit chez moi dans mon grenier.
Enfin seul, je sorti le cylindre, l'orienta vers l'azur, imitant les gestes de l'homme. Enligna mon oeil, là où il le fallait, et je vis pour la première fois. Je vis les étoiles, pas celles que l'on voit lorsqu'on toise le ciel par une nuit d'été, non, celles que l'on ne voit pas. Celles qui nous sont masquées, car trop loin de nous pour être discernées par nos yeux terrestres. Ces étoiles j'ai vu.
Depuis, j'ai rendu le cylindre à l'homme. Depuis, je sais que je ne suis pas seul. Car j'ai vu qu'autour de ces étoiles tournent des planètes, et qu'autour de ces planètes tournent des lunes, et que sur ces planètes et ces lunes vivent des êtres. Des êtres qui nous regardent eux aussi avec leur propre cylindre. Qui s'interrogent aussi sur leur propre solitude. Bref, qui se posent les mêmes questions que nous. Alors que nous sommes là à les observer à toutes les nuits. Depuis ce temps, je ne me sens plus seul, je sais que l'on me regarde. Et que ça fait du bien pour un vieillard comme moi !
par Maja
publié dans :
Tour de l'imaginaire

Poison, aphrodisiaque, philtre ou elixir,
Leurs larmes n'ont toujours servi qu'à combler nos désirs.
Eux, êtres humains, personnages sans pitié,
Craignant, ces créatures mythiques,
Acharnés contre leur stature idyllique,
Braquèrent contre les dragons, leurs lances et épées.
Grandioses gardiens des tours et des donjons,
Depuis longtemps, sont disparus les dragons.
Encore, hommes modernes, hommes de terreur
Traquent des plaines et des forêts, leurs Seigneurs
Feignant de ne pas voir, les larmes ruisselant de leur coeur.

par Maja
publié dans :
Tour de l'imaginaire








