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Pleure, ô mon doux désir,
Incertain, éphémère et chaotique,
Le saule ne pourrait pas plus gémir,
Que cette mélodie dramatique.
Croupir dans une prairie
Jonché de roses et d’épines
Nul ne résisterait à cette agonie
Gorgé du venin de l’aubépine
Trop fort sont les supplices,
Chaque vigueur est un appât,
Que ne peut défendre ma milice,
Tant ils sont nombreux mes tracas.
NON ! NON ! Pas ça...!
Eh bien oui, c’est ça !
C’est elle,
Elle qui te regarde,
Et qui te souris.
Elle est devant toi et te scrute,
Prend la ! Attrape la ! Avant qu’elle ne t’échappe.
Serre la ! Le plus fort possible, pour qu’elle ne puisse pas ainsi se glisser entre tes doigts
Enfin, qu’elle ne puisse pas s’envoler comme un ordre d’oies sauvages
Enfin qu’elle ne puisse pas courir comme un enfant loup
Enfin qu’elle ne puisse pas s’envoler comme un papillon nouvellement éclot
C’est elle !
L’unique Vie.
Elle qui te regarde, et que tu regardes passer
Elle qui ne peut se figer et se fixer
Elle qui n’arrête pas sa traversée
Elle qui est partout et que tu vois s’échapper
Attrape là ! Elle part ! Elle s’envole et s’évade.
Enfin dit toi que c’est peut-être la dernière fois que la Vie passe comme ça devant toi.
Alors, la prochaine fois (s’il y en a une), attrape la, et ne la lâche plus.
Car une fois lâché, elle se disperse comme l’air que l’on respire au grand air.

En apprenant cette triste nouvelle,
Mes yeux m’ont parlé,
Ils m’ont montré qu’ils étaient déçus,
En versant sur ma joue une larme.
Celle-ci est tombée dans un flaque d’eau,
Puis elle s’est évaporée,
Elle s’est glissée dans un nuage,
Puis sous forme de pluie,
Elle est tombée dans l’océan.
Maintenant cette larme fait partie d’un tout,
Elle voyage entre les continents,
Celle-ci qui n’était qu’une simple larme,
Est devenu une vague, un océan,
Maintenant, elle est ma joie.
Ainsi, je peux dire au monde entier,
Que grâce à toi, j’ai une partie de moi-même dans la mer.
Incolore, elle était, elle est maintenant turquoise.
Minuscule elle était, elle est maintenant infini.
Toi petite larme, tu as su retourner à ta source originelle,
En reprenant goût à la vie.
Je ferais de même.








