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Pour l'Halloween, voici un petit (moyen) récit sorti de mon imagination obscure ;)
Laissez-moi vous raconter ma pénible histoire. Il y a quelques jours, lors d'une journée très banale, ma petite amie m'a demandé un petit service celui d'apporter à sa vieille tante une tarte aux fraises. Hé oui, cette chère Catherine que j'aime tant, et que je vois encore de temps à autre, s'était mis à la cuisine. Et la création d'une tarte s'avérait selon elle, le point culminant de l'aboutissement de ce nouvel art qu'elle comptait dompter, comme elle le fait avec n'importe quoi. En fait, elle est bonne dans tout, mais n'excelle en rien. Bref, comme elle travaillait et que nous avions choisi de passer la soirée en tête-à-tête, elle m'avait donné l'ordre de livrer la tarte à sa tante bien aimée. Je n'ai donc pas eu le choix de consentir, car je ne travaillais pas, ce qui est encore le cas. Donc, j'embarque dans ma vieille bagnole bruyante et craquante. Comme si je mâchais des céréales. Et je pars en direction du village, car nous vivions elle et moi en périphérie du voisinage. En fait, elle avait hérité de cette cabane à l'âge de onze ans. Un vieil ami de son père qui s'était épris d'elle, mais ça c'est une autre histoire. Enfin, nous habitions là et en cette journée précise, la princesse Catherine m'avait confié une mission. Au lieu de végéter sur le sofa, je devais me rendre chez la sorcière porter une tarte aux fraises. Cette tante, une vraie sorcière. Et c'est vrai. Je vous le jure ! Arrêtez de rire. Moi je connais la vérité, car je la vis.
Donc, je monte dans ma voiture rouillée. Habillé de mon vieux jeans que je porte encore, enfin bref toujours, et d'un vieux t-shirt bariolé de tâches de peinture. Je m'enligne sur la route, encore enivré par les effluves d'alcool avalées la nuit passée. Je pris le volant dans mes mains sans savoir que c'était la dernière fois de ma vie que je touchais à ma voiture. Puis je me dirigeais vers ce qui devait être ma destinée. Pourquoi être si mal vêtu ? Je me le demande encore, car depuis que ma constitution a changé, la seule chose qui me reste à faire c'est réfléchir. Je réfléchis tout le temps et les secondes je les sens passer grâce aux tic tacs incessants de la vieille horloge grand-père située dans le salon. Pièce dans laquelle, je vis sans cesse mes dernières souffrances. Je suis seul avec mes idées, dans mon cerveau, je suis l'unique acteur, le seul. Je n'entends que moi, je m'écoute et je parle en même temps. Je suis deux, le moi qui parle et l'autre qui écoute. Mais je dérape. Donc, pourquoi être si mal vêtu ? Je crois que c'est parce que je vivais une sorte de dépression, un mal de l'être, une tristesse infinie. Et pourtant, dans ce temps là, je n'étais pas seul, mais accompagné. Catherine était à mes côtés et plus important encore, elle m'aimait. Mais je crois qu'être si mal vêtu signifiait tout bonnement un signe de ma détresse intérieure.
Donc, j'entrepris le chemin qui devait me rendre chez cette abominable tante. Cet être, mais que dis-je, cette chose, ce monstre, cette sorcière. Avec mon consentement, je me suis rendu à l'endroit qui devait être le cimetière de mon âme. L'antre de la créature assoiffée d'âmes esseulées, et cette journée là elle m'avait choisi. L'élu entre tous, c'était moi ! Cette journée là, j'étais déjà celui que je suis maintenant, mais sans le savoir. Je portais une identité inconnue, un visage de non-être. Arrivée à la maison de tante Germaine, car tel est son nom, j'ai descendu de la voiture avec la tarte aux fraises dans une main et la mort dans l'autre. Je posai mes pieds sur le tapis moisi et pesai sur la sonnette. J'attendis au loin le ding dong habituel, ce n'était pas la première fois que je la visitais, mais plutôt ma centième fois. Elle ouvrit. Elle.
Mais quel personnage épouvantable, affreux, laid sur toutes les facettes. Une sorcière ! Je vous le répète, une sorcière ! Elle me salua et c'est ainsi que comme la mort, elle frappa, c'est-à-dire sournoisement et sans que personne ne me dise quand et pourquoi. Elle me fit asseoir dans cette vieille chaise que je vois à tous les jours depuis cette journée là.
-Mon garçon, tu m'apportes une bien bonne et alléchante tarte !
-Oui, en effet, c'est de Catherine.
Je regardais autour de moi. Il y avait cette table basse et toutes ces figurines étranges qui me regardaient et qui me faisaient peur. Une angoisse m'envahit. Je me rappelle encore. J'aurais du partir, prendre mes jambes à mon cou, mais j'ai eu pitié de la sorcière, elle avait l'air si fragile, si... gentille. Assise en face de moi, elle me scrutait, sûrement qu'elle tentait de savoir si j'étais compatible. Ses yeux bleus pâles, ses orbites rouges, sa peau froissée parsemée de pustules repoussantes et ses membres frêles me firent frissonner. Je me suis dit que je devais la quitter. Maintenant ou jamais. Je me levai, mais elle aussi.
-Avant de partir ne veux-tu pas me rendre un service ?
Elle se perdait dans sa robe pâle. Au travers, je voyais des choses que j'aimerais oublier. Elle me montra son poêle, là où elle fait brûler les bûches qui servent à réchauffer sa maison, là où selon moi se situe ma délivrance. Donc, sans le souhaiter vraiment je pris dans ma main la sienne qu'elle me tendait. Aussitôt, je fis amené ailleurs. Je sentis en moi circuler une sorte de vapeur, une substance, mes yeux se voilèrent, mes sens se perdirent dans un labyrinthe de folie et de délire. Je voyais des trucs qui n'existent pas. Des couleurs incroyables, des sensations... je dirais même des orgasmes répétées. Je me sentais comme sur l'acide. La métamorphose fut agrable, mais la finalité un cauchemar. À mon réveil je n'existais plus, je n'étais plus rien. À mes côtés se tenaient le jeune postier de la tante de Catherine. Il portait encore une sacoche remplie de lettres à livrer. Puis, je reconnu aussi le jardinier.
Bonne journée !
Maja.

© Larry Elmore http://www.larryelmore.com
Dans les froides contrées du nord, les légendes foisonnent. Elles sont le gage d’une mémoire ancestrale prodigieuse, qui propage à la manière de contes, les prouesses et les aventures des plus grands guerriers. Leurs héros sont les plus forts et les plus vaillants, ils règnent sur des clans fiers et invincibles. L’un d’entre eux, le plus courageux de tous est nommé Lensug, du clan des Nordaviens. Chef de guerre de son clan, seigneur de sa région et symbole épique de son pays, Lensug le Nordavien était craint et respecté de ses ennemis, jalousé par les uns et vénéré par les autres.
Les membres du clan des Nordaviens demeurent dans un petit village situé sur le versant sud du Mont Nadory. Territoire riche en gibier et en végétaux, il est très prisé des clans rivaux. Malgré la réputation de son chef, les tribus voisines défient continuellement l’armée nordavienne. Entraînée et puissante, l’horde de combattants n’a jamais connu de défaites depuis que Lensug en est le Chef suprême. Mais aujourd’hui, c’est jour de fête. Le dernier combat date de voilà une semaine et selon Modov le seigneur allié voisin, les maisons du village du clan ennemi de Lensug, les Estarims, brûlent encore, alors que leurs fantassins se lamentent de leurs plaies saignantes qui ne se cicatrisent pas.
Aujourd’hui nous célébrons l’anniversaire de Lensug, il est âgé d’environ 50 ans. Patriarche de la tribu, tous les membres l’écoutent attentivement. Ses paroles de sagesse et ses conseils astucieux contribuent à accroître la confiance et la volonté des hommes qui luttent pour la paix dans le village. Lorsque la pluie, le vent ou la neige n’assaillent pas les Nordaviens, tous les enfants, et même les adultes, les femmes aguerries comme les valeureux guerriers, s'assoient confortablement près du feu dans de chaudes peaux de cerfs et écoutent Lensug narrer et chanter ses exploits. En tant que Chef de guerre, il est bien le plus respecté, sa présence est la plus convoitée et sa protection est des plus désirée. Son fils unique, Boarew, est extrêmement fier de l’avoir pour père. Quant à Lensug, il est encore plus heureux d’avoir pour fils un véritable guerrier, qui par son maniement de l’arc, de la fronde et de l’épée a prouvé depuis longtemps sa bravoure au clan.
Chaque fois qu’un combat se prépare contre une tribu ennemie, Lensug prend la main de son fils, la serre et l’embrasse. Puis, tout en récitant quelques paroles désormais célèbres en territoire nordique, il noue à son poignet un bracelet perlé d’os d’ours et de loups qu’il a lui-même tissé.
Fils, défend ta famille et ton clan
Fils, soit fort et fier, car voilà la guerre !
Ils sont avec toi, comme ils accompagnent tous les guerriers.
Boarew, je suis avec toi. Ne me laisse pas. Ne meurt jamais.
À nous la Victoire. La Victoire au clan des Nordaviens !»
C’est un rituel qui se perdure depuis des générations dans la famille de Lensug. Rien ne peut y entraver. Depuis toujours, le père doit initier son fils aux batailles, il doit lui procurer confiance et force. Ainsi Lensug, depuis que son fils est en âge de défendre son clan, exécute le rituel familial autant pour son fils que pour lui. Sans son enfant à ses côtés, en corps ou en pensé, il lui est impossible de se battre.
Le lendemain des festivités, alors que l’hydromel coulait encore dans les veines des hommes, les Estarimiens attaquèrent le clan de Lensug. Aussitôt, les guerriers se levèrent de leur lourd sommeil et commencèrent à massacrer leurs ennemis à coup de haches et de massues. Mais, à ce qu’on raconte encore, il était déjà trop tard. Les femmes furent capturées de même que leurs enfants, alors que les hommes furent assassinés. Les Estarimiens crièrent leur victoire au ciel, baisèrent pieusement leurs statuts qu’ils glorifiaient et envahirent le versant sud du Mont Nadory. Puis ils vinrent y habiter, ils amenèrent leurs enfants et leur troupeaux, firent des femmes et des enfants des Nordaviens, leurs esclaves.
Quant à Lensug, il a retrouvé le cadavre de son fils parmi ceux de ses amis. Le Chef de guerre a pleuré des nuits entières, ses yeux brûlaient, son cœur saignait, il vociférait sa vengeance, mais ses cris n’étaient plus audibles pour personne, sauf bien entendu pour les âmes errantes et les animaux maléfiques. Il transporta le cadavre de son fils dans son ancienne demeure et c’est à ce moment qu’il s’aperçut qu’on lui avait coupé les mains. Il aurait aimé les embrasser, car un autre combat débutait, celui de la vengeance obscure. Mais sans celles-ci, il ne pouvait point entreprendre la bataille. Il partit donc en quête des mains de son fils. Ses recherches se poursuivent depuis des siècles.
Alors que le Mont de Nadory est transformé en station de ski depuis plusieurs dizaines d’années, les légendes foisonnent. On prétend que le mont est hanté voir même maudit et que dans les profondeurs de la nuit, on distingue dans le bruissement des feuilles des sons ressemblant à des épées qui s’entrechoquent et même à des cris d’hommes. Parfois, dans la neige fraîche on distingue les pas d’un homme, d’un homme qui erre, qui n’existe pas et qui pleure sur les tombes de ses guerriers morts. Jamais nous ne saurons ce qui motive sa malveillance, est-ce la trahison de Modov, la perte de son fils ou bien son impuissance à réaliser le rituel qui lui permettrait enfin de se venger.
Dans les commentaires de la première partie plusieurs m'ont demandé la note que j'avais reçu pour ce texte. Vous vous souvenez que je vous avais confié que mon texte était truffé de fautes. He bien c'est ce qui a fait chuter ma note. Au Québec, on calcule les notes sur une base globale de 100%, j'ai eu 60% (C). C'est peu, mais ma professeur m'a alors confié que j'avais perdu toutes mes points à cause de mes fautes (la grammaire et l'orthographe valait 40%, j'ai donc perdu 40%), et elle avait rajouté que c'était dommage car j'avais une très belle écriture (Évidemment, car j'ai eu 60/60 pour l'histoire). Voilà, vous savez tout ! J'espère que vous m'avez bien compris. :)

Ils galopèrent pendant deux longs jours, alors que les soldats ennemis étaient très tranquilles. Ces derniers, inventaient en cachette un plan pour tuer le beau héros et la délicate Astride. Ils arrivèrent enfin aux frontières du royaume voisin. Juglar et Astrid attendirent la nuit pour s'introduire dans le royaume du roi ennemi. Lorsque tout fut noir et sans bruit, ils y entrèrent. Mais peu longtemps après, le pauvre cheval tomba dans un des pièges des soldats. Juglar le délivra, mais repartit seul avec Astride en portant attention aux millions de pièdes devant eux. Arrivé à la populaire mer de sang (les malheureux qui tombaient dedans ne pouvaient plus s'en sortir), Astride se mit à pleurer. Juglar la serra entre ses bras en la rassurant que tout se passerait bien. Juglar aperçut un vieux pont,. Il était en piteux état, mais ils pourraient traverser.
Juglar prit Astride dans ses bras et commença à marcher sur le pont. Le pont était bâti de bois pourris. Sous leur poids, une planche craqua. Juglar glissa. De peur, Astride lâcha prise, mais par chance elle réussit à s'aripper à un petit bout de corde. Juglar la hissa au plus vite sur le pont. À la fin de celui-ci, une fâcheuse surprise les attendait. Des soldats par dizaines gardaient le château. Juglar lança les herbes magiques sur les soldats qui se transformèrent aussitôt en poulets. Les deux héros se précipitèrent dans les poulets, parce qu'ils savaient que l'effet des herbes magiques n'étaient que de courte durée. Le pont levis du château était déjà descendu. Juglar entra dans la forteresse avec Astride. Le roi cruel se tenait droit devant eux, l'amulette au cou. Juglar demanda au roi un combat loyal. Celui qui gagne garde l'amulette et celui qui perd finira ses jours dans la mer de sang. Le roi était très fort, mais juglar avait le signe de la Victoire. Il ne pouvait pas perdre, car les dieux étaient avec lui.
Comme la prophetie l'avait dit, Juglar gagna le combat. Le roi furieux se précipita sur Astride.
-«J'apporte ta petite chérie avec moi, si tu ne me donnes pas l'amulette» Dit le roi.
Juglar, avec le temps, était tombé amoureux d'Astride et il aurait tout fait pour elle, même remettre l'amulette au roi ennemi. Le roi lâcha Astride pour attraper l'amulette que Juglar venait de lancer. Celle-ci sauta et attrapa l'amulette. Ils se mirent à courir en direction de la mer de sang avec le roi à leur trousse.
Comme le roi était très maladroit, il trébucha et sa glissade le mena directement à la mer de sang. Le roi y tomba et mourut aussitôt. Astride et Juglar quittèrent cet endroit avec la belle amulette.
Arrivé au château du roi Géralzade, tout le royaume les attendait avec des applaudissements et des cris de joie. Juglar remit l'amulette au roi et celui-ci le remercia infiniment. Le lendemain Juglar demanda à Astride d'être son épouse et on fêta la noce des deux nouveaux époux. Mais dans un coin sombre du château, le roi observait les nouveaux mariés s'embrasser tout en consolant sa fille qui était très triste. Tout ce termina sous le signe de la victoire dessiné dans le ciel par les dieux. Ah oui j'oublais ! Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.








