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Vendredi 24 février 2006
Voici un mini-texte qui présente l'un des mes personnages, pour ceux qui ont suivi l'hôtel, je vous présente l'Empereur de nouvel Empire de K. Je sais vous devez être un peu perdu, mais je n'ai qu'un conseil à vous donner, n'essayez pas de chercher des liens, suivez seulement le court du texte. Essayez de voir le personnage comme un être qui vient d'ailleurs et surtout ne faîtes pas de lien avec votre hôte, c'est-à-dire moi !

Comme j'écrivais un moment donné quelque part sur mon blog : «
Je crois que le plus difficile pour un auteur de romans, de contes et d'histoires, est de dissocier la personnalité de son personnage de la sienne, afin de lui en attribuer une de personnelle, unique et distincte». Dans ce cas, sa personnalité est totalement dissociée de la mienne. Bref, je vous dit ça, car pour le moment dans mon sondage vous êtes trois à dire que mon blog est triste avant d'être mystérieux. Alors que j'aimerais qu'il dégage pour tous un atmosphère de mystères.




- «Le début de sa vie, n'avait été qu'une suite de douloureuses expériences, se poursuivant dans le temps sans une fois se résoudre à s'arrêter. Ses malheurs qu'aucune main charitable, qu'aucun esprit bienfaiteur n'avait atténué la force des souffrances, s'imprégnaient dans son coeur creusant d'impitoyables sillons. Éternellement, l'âme de ce pauvre enfant sera marquée par des cicatrices incurables. Scellant sa douleur sous une couche épaisse de diamant, elle restera à jamais infranchissable pour quiconque.»

Reprenant son souffle, le mage continua sa lecture.

- «Cependant, non loin de se douter, les bourreaux avaient forgé avec les matériaux de la misère et de la cruauté, un être si puissant, que sur les parchemins de son destin, l'oeil curieux mystique et magique y discernait déjà le symbole de la vengeance et de la brutalité avec des frissons de mauvais augures. C'est ainsi que l'on pourrait décrire le début de l'existence du plus terrible Empereur de notre temps. Désormais tous n'avait plus qu'un choix : Accepter  sans aucune condition, le nouvel ordre établi par cet être que nul ne connaît le visage. Certains prétendent, qu'une fois nos étoiles cachés derrière d'épais nuages, alors que la nuit est plus noire que le fond de la terre, que certains mages fabuleux peuvent apercevoir ses yeux brillés et derrière lui, le suivant pas à pas, un être intemporel qui le guide. Escorté par sa garde, celui qui verra l'Empereur sera mort avant de constater le sublime privilège dont il a été témoin avant de trépasser.»

- «Mais sachez cher éminent confrère, que chaque personne voit l'autre avec ses yeux, alors que pour nous l'Empereur est inhumain pour d'autres, il est un libérateur.»

- «Oui ! Vous avez peut-être raison cher ami, je continu...»


Dimanche 19 février 2006


J'errai
déjà depuis quelques temps dans les territoires neutres, sans armes, ni rien pour me défendre. Ceux qui connaissent les lieux, auront bien raison de voir dans mon audace de l'immaturité et même de la stupidité. Aujourd'hui, en y réfléchissant bien, je me rends compte que mon impatience et mon arrogance ont été les seules véritables causes à tous les malheurs qui découleront de cette nuit. Après une heure sous la pluie, la concentration m'était de plus en plus difficile. Bref j'étais sur le bord du délire et de la panique. Un moment  donné, je m'aperçu donc que je ne marchais plus, mais que je courrais, la peur avait eu raison de moi, maintenant je parcourais les territoires neutres comme une proie affolée, figeant au moindre bruit suspect, les chaussures inondées et glissantes, tombant dans la boue et me relevant avec difficulté. Il faut dire que la pluie était si forte, qu'elle me lavait aussitôt de cette terre puante qui me collait à la peau.  J'entrevis enfin un bâtiment, quel ne fût pas mon désespoir quand je compris que je me situais du mauvais côté.  Me collant aux remparts, de peur de perdre une seconde fois mon chemin, je fis tant bien que mal le tour de l'immense auberge. Arrivé enfin devant la porte, je n'avais aucune idée que mon calvaire ne faisait que débuter, au contraire je me croyais sauvé. La porte était énorme, en bois massif, je pris l'anse de fer forgé et cognai de toutes mes forces trois fois. D'un grincement sordide, celle-ci s'ouvrit, mais sans que je puisse discerner la présence derrière cet acte.

À l'intérieur, je fus subitement pris de nausées, l'odeur était infecte, l'air chaude et viciée. Une multitude d'espèce en tout genre assis autour de ce qui semblait être un bar, beuglait des paroles incompréhensibles... ou peut-être était-ce seulement des bruits gutturaux. À leur allure, ils ressemblaient plus à des animaux qu'à des êtres dotés d'une intelligence, même simple. La pièce éclairée par un énorme foyer,
des chandelles et des lanternes était quand même sombre, car une épaisse fumée embrouillait ma vision. Je couru alors me changer de vêtements dans un coin, laissant une trace derrière moi à cause de l'eau qui dégoulinait de mon corps trempé. Une chance que mon sac était étanche, sinon je n'ose à peine penser à ce que j'aurais dû faire. Évidemment, des créatures se mirent à rôder autour de ma cachette, et malgré le rideau qui me servait de protection contre les regards pervers, chacun sifflait et roulait leurs yeux grossiers, sachant très bien que je me trouvais presque nu derrière. Une fois habiller et au sec, j'entrepris plus attentivement l'examen des lieux.   

-Papiers, s'il vous plaît !

Aussitôt, je reconnu l'accent, je me tourna d'un coup sec. C'était bien l'un deux !

-Que faites-vous ici ? En territoire neutre, ce n'est pas du tout votre place... C'est un affront ! Lui dis-je avec un ton légèrement craintif.

Il me regarda droit dans les yeux et se mit à rire. Une fois passée sa rigolade, il répliqua de son accent maudit et sifflant :

-Maintenant l'Empire de K., c'est avec mon gouvernement qu'il traite et non plus avec le vôtre, vous êtes désormais seul...
-Quoi ! Mais tu délires profond, espèce de dragon dégoûtant...
-Calme toi ! C'est clair... Demain tu vas devoir quitter l'auberge, en attendant tu me donnes tes papiers... Je lui tendis mon passeport, quelques minutes plus tard il me le rendit.
    
Merci à tous de me lire ! Demain je vais être absente toute la journée d'OB. Je vous souhaite donc une belle journée !


­­­
Mercredi 15 février 2006
Je crois que je vais en perdre plusieurs ici, mais comme je vous le disais, il m'est pas facile d'écrire un récit de manière linéaire. L'autre jour j'ai mis sur mon blog, un extrait de récit intitulé l'hôtel, qui est en fait la partie trois d'un début de récit...je m'excuse de vous mélanger ainsi, mais que voulez-vous avec moi, c'est comme ça.

Donc, voici le début de l'histoire et non la suite de l'hôtel, comme plusieurs me l'ont demandé. Pour ceux qui n'ont pas lu l'hôtel, bien c'est une bonne chose pour vous, car vous allez pouvoir lire le récit de manière plus normal. Je vais mettre en ligne la partie 2 dans quelques jours. Donc, je résume voilà la première partie, la deux s'en vient, alors que la trois est déjà en ligne ici. Merci à tous de me lire !




Imaginez une pluie diluvienne...tellement forte que ce n'est pas des gouttes d'eau qui tombent du ciel, mais bien des lignes d'eau; À l'époque elles m'avaient apparues comme des minis chutes. Mes vacances terminées,  je comptais prendre un détour par le Royaume de K., pour rentrer plus rapidement à la maison. En fait,  j'étais impatient de regagner ma petite vie, mes amis et mon job qui me passionnait.  À cet instant je ne présumai pas encore avoir opté pour l'un des pires choix de ma vie. De plus, comme les problèmes surviennent toujours en groupe, mon véhicule s'immobilisait à tous les quinzaines de minutes... il devenait donc impératif que je m'arrête quelque part.  Parvenu à la frontière de K.,  je me fis aussitôt accosté par un garde, comme à l'accoutumé, il n'était vêtu que de cuir noir, son masque ne laissait entrevoir que son front, ses yeux brillants et le début de l'arrête de son nez.

D'un ton naturellement autoritaire, il m'indiqua que la frontière était fermée à tous les voyageurs. Sans me fournir de détails, il s'éloigna aussitôt de moi. Je le suivi du regard, mais le perdis rapidement dans la pluie et la noirceur. Étant de la même couleur que les ombres les plus sinistres, se faufilant et se fondant dans la nuit, ce garde m'apparu très austère et inquiétant.  Cependant, étant jeune et fier, je me mis à crier à tue tête en direction de l'endroit où je l'avais vu disparaître.

-Depuis quand la frontière est fermée ? Morceau de cuir, je sais que tu m'entends ! Hey, je te parle !

À ma grande surprise, il était de nouveau à côté de moi, accoté sur mon véhicule, les yeux par réflexe mis clos, à cause de la pluie qui ne cessait de tomber. Il me donnait l'impression d'être un caméléon se sentant chez lui dans tous les environnements. Certes, il jouait à la perfection, son rôle de gardien  froid et menaçant.

-Tu n'as pas fini de beugler...enfant !
-Je ne suis pas un enfant, rétorquai-je, j'ai besoin de m'arrêter pour la nuit, je suis épuisé, engourdi par le froid et l'humidité. Mon véhicule est brisé en plus, et je me sens sale, j'ai pas pris de douche depuis plusieurs jours et j'ai faim...
-Sors ?
-Hein ?
-T'a pas pris de douche, sors ! Ce n'est pas l'eau qui manque !
-Vous êtes dur...
-Écoute petit...les liens diplomatiques ont été brisés entre ton Royaume et notre Empire...désormais tu te retrouves en territoire ennemi ici...
-Votre Empire ???
-Il y a eu un changement de pouvoir...je ne peux rien faire pour toi !

Il pointa un endroit dans la noirceur, hors des frontières de l'empire, dans le territoire neutre, il m'indiqua que je pourrai suffire à mes besoins dans une auberge, la seule située à des milliers de kilomètres d'où je me tenais. Évidemment, mon véhcule ne démarrait plus, sûrement inondé par l'eau...

-Et comment je vais m'y rendre à l'auberge, criais-je plus fort que l'eau sortant en trombe des nuages gris ?
-Les pieds pour avancer et les bras pour le bagage ou le contraire si tu préfères, me répondit-il avec ce petit clin d'oeil sarcastique, qui leur est si propre. Il s'éloigna de nouveau dans la noirceur, cette fois-ci malgré mes hurlements, il ne revint pas. J'attendis un peu, mais le froid et la peur me firent rapidement changer d'idée. Je sorti donc hors de mon véhicule avec mon sac et parti dans la direction indiquée. Tel qu'il me l'avait dis, à peine dix secondes à l'extérieur, et mon corps et mes vêtements furent complètement trempés.

Durant le trajet, qui m'a paru duré une éternité, je ne cessai de réfléchir à ces révélations. J'essayais de créer des scénarios possibles, mais il m'était impossible de concevoir un tel changement politique. C'était impossible ! Le garde délirait, c'est ça ! Une nouvelle drogue peut-être... Je dois dire que ces informations m'inquiétaient et si c'était vrai ? Je commençais enfin à douter que quelque chose s'était peut-être passée durant mon absence, un évènement des plus  tragique. 

 

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