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Attentif aux bruits, sur sa terre ancestrale,
Le couguar sortit de son repère dormant,
Les roches sous ses pattes glissant,
Annonçaient son arrivée en roulant.
Le malin couguar, dans la nuit hivernale,
Trottinant l’œil au firmament,
La lune et les étoiles l'observant,
Comme elles épient toujours les errants.
Les humains fêtant le carnaval,
Ne flairèrent pas le faisan,
Dont, le grand couguar d’un air alléchant,
Ne quittait pas de ses yeux rougissants.
Sa proie volant en cavale,
Traquée par des yeux vermeils insistants,
Ressentait la peur du condamné impuissant,
Face à la mort inévitable approchant.
De son allure impérial,
Sous les cocoricos de l’aube se levant,
Le couguar bondit dans le vent,
Comme le loup assoiffé de sang,
Le rusé couguar à l’appétit impatient,
Égorgea le faisan d’un coup de dent.

C’était dans un grand manoir,
Où les murs tremblaient et respiraient,
Une table de bois de merisier gravée de coquillages,
Un miroir barbouillé de sourires et de pleurs,
Tandis que voguait dans l’air, un chant,
Un bruissement de voile tendre et lent,
Le vent y entrait comme dans un hautbois,
A la lune, un hibou accordait les notes,
Se brisant, les vitres s’improvisaient sopranos,
C’était la mélodie de la nuit,
Le concert de la nature endormi,
L’harmonie entre le vivant et le délaissé,
C’était un grand manoir,
Qui tous les ans se gorgeaient de bonheur,
Depuis, la brise et les ombres remplissaient son être,
Il était encore vivant,
Ces bois offraient le gîte,
Ces fenêtres donnaient le repos,
Son toit supportait la joie et l’abondance,
À mesure qu’il respirait, il soupirait,
Son temps n’était plus que gloire,
Chaque pas le conduisait à l’épanouissement,
Chacun de ses désirs de vivre, le rendait plus fort,
S’affaissant dans la tranquillité,
Il sonna son glas,
Maintenant victorieux,
Il retournait enfin chez lui,
Dans le sol,
Là où il était né.








