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Il était beau, fort, majestueux,
Son regard imposait le respect,
Médaillé des pieds à la tête,
Ses ornements témoignaient de son ardeur au combat,
Son statut lui donnait des privilèges, qu’il se procurait lui-même,
De sorte qu’il se donnait droit et de vie et de mort, sur chacun,
Tout était question d’extérieur,
L’intérieur étant devenu inutile,
Roi de la population, Dieu de son peuple,
Il règne sur des automates sont le cerveau est lavé,
Peuple de misère, qui a soif de vivre,
Dont le mot liberté est un vieux souvenir oublié,
Ces gens devenus esclaves d’un régime,
Foudroyés par les regards de la milice,
Couronnée d’armes rouges,
Impose leurs lois comme seule vérité :
Obéis sinon meurt,
Le drapeau fièrement ondulait sur un monde hypocrite,
Corrompue par le pouvoir et la vengeance.
Acte 2
À la maison, le maître respire son cigare,
Assis dans un fauteuil de suède,
Il mijote les coups prochains,
L’argent à multiplier,
Il dorlote son berger allemand,
Écoute Mozart, Chopin, Beethoven,
De son sombre regard, l’avenir lui semble prometteur,
La fenêtre ouverte sur son splendide domaine,
Lui expose une vue d’un monde créé par ses idées,
Petit paradis perdu au milieu de la noirceur camouflée,
Seul avec son chien Fido,
Qui témoigne de la gratitude pour son maître,
Inconscient du malheur qui règne de ses actes,
L’écoute lui parler de ses prochains assauts,
Gentilles petites bêtes !
Acte 3
Dans une piètre maison de bois,
Un père de famille compte ses derniers sous,
Son épouse berce leur dernier,
La plus grande marmonne des prières,
Leur salut s’approche, mais ceux-ci l’ignorent encore,
Demain, le père ira travailler à l’usine de chaussures,
Son fils passera les journaux,
Sa fille tapera à la machine,
Encore et encore,
La routine est quotidienne,
Les jours se ressemblent,
Tous qui vivent se taisent.
Acte 4
Sur les palissades de la ville, des affiches,
Scandant la grandeur d’âme de leur chef,
Propagande à l’extrême,
Dans la rue principale,
Des enfants habillés de vêtements sales jouent dans la boue,
Avec eux, un chien sans race,
Ils rigolent, oublient et espèrent,
La boue dans laquelle ils piétinent,
Se dévoile comme un amusant jeu sans fin,
Mais, une arme à la main, le soldat les poussent,
Leur cri de déguerpir,
Les jeunes à la course, détalent vers leurs nids douillets
Haut dans le ciel,
La colombe passe, dans son bec une branche de laurier.
Acte 5
D’un œil louche, il réfléchit,
Matin rencontres, après-midi allocutions,
Voilà la limousine drapeautée,
La capitale l’appelle, de même que le capital,
S’ouvre devant lui le château d’or des décisions,
Le fauteuil au bout de la table,
Les fraudeurs et les exploiteurs autour,
Et sa journée commence déjà,
À l’heure, de l’aurore, l’horreur.
Acte 6
Dans un bois à quelques pas de chez lui,
La longue-vue à la main, on le scrute,
Nos yeux se posent sur sa Villa,
Payée par la sueur de la Nation,
Mécréant dictateur, garde ton sang froid, on t’observe.
Coupable tu es, inconscient es-tu ?
Toi buvant dans des verres de cristal,
Autour d’une table, accompagné de gens de ton espèce,
Nous le visage imprégnée de charbon,
Accoudés dans la boue sous la pluie,
Se dessinent sur notre figure,
Des représentations de guerre : Notre Guerre,
Voilà que la communion de nos pensées,
Laisse de la place pour le plan.
Tailla m'a proposé de vous demander d'imaginer une fin à ce poème inachevé, alors si quelqu'un se sent inspiré, il peut m'écrire une fin, pas obligé qu'elle soit en vers, et ça va me faire plaisir de mettre votre écrit avec un lien de votre blog dans un article qui y sera lié. Donc, à vos plumes chers blogueurs.....

À chaque moment de l’existence
Il y a là un individu
Qui est là et te regarde
Parfois il te parle
Pour te blesser, te pardonner, te consoler, t’aimer
Parfois il te regarde pour te sourire, t’encourager, pour t’abaisser
Parfois il te touche
Pour te caresser, pour te mordre, pour t’embrasser
Parfois il ne fait rien
Et d’autres fois il fait tout
Quoiqu’il fasse, il fait toujours un acte
Parfois cruel, parfois adorable
L’être est là pour te dire qu’il existe
Il te démontre sa présence
Pendant tout ce temps, ton propre être
Est contrôler par lui
C’est toujours ainsi
Deux individus interagissent entre eux
Et ce, sans sourires, sans mots, sans pleurs
Le regard, la manière, l’énergie
Tout y est pour comprendre l’autre
Que celui-ci soit roi, ouvrier, parent
Notre existence est confinée à celui de l’autre
Durant toute notre vie, il aura l’autre
L’obligation de vivre avec lui
Pour s’entendre, se comprendre, s’écouter
Des moments inoubliables aux
Tristes occasions, qu’on se déchaîne ou
Qu’on s’aime, le monde est là!








