Vous risquez de voir des changements dans les jours à venir sur ce blog, plusieurs facteurs me poussent à un tel changement, tout d'abord, j'ai perdu beaucoup d'images depuis quelques temps à Imageschack, ensuite j'ai envie de changer le design tout simplement. J'en profite pour remercier Franky pour la conception de ce design que j'ai adoré plus que tout.
Je vous remercie tous pour vos visites. J'ai hâte que l'inspiration me revienne. :) À bientôt ! Maja.
"- Nous croyons que les contes et les jeux, appartiennent à l'enfance, myopes que nous sommes ! Comment pourrions-nous vivre, à n'importe quel âge de la vie, sans contes et sans jeux ! Il est vrai que nous donnons d'autres noms à tout cela et que nous l'envisageons autrement, mais c'est là précisément une preuve que c'est la même chose ! - car l'enfant, lui aussi, considère son jeu comme un travail et le conte comme la vérité. La brièveté de la vie devrait nous garder de la séparation pédante des âges "
Bonjour, Voici la suite finale du petit conte. Je vous souhaite un bon début de semaine.
-Tu es vraiment perspicace mon enfant, je vais te raconter l’épopée de nos ancêtres telle qu’elle m’a été contée par mon père lorsque j’avais à peu près ton âge et que j’étais parti avec lui à la pêche. Alors, le père commença son récit, oubliant les filets de pêche et se concentrant seulement sur le regard de son enfant ébloui.
« On dit qu’ils se sont créés à partir de la terre et de l’eau, tels des poteries, des mains invisibles les on sculptés, les on tracés et détaillés. Par la suite, n’étant que boue séchée, ils commencèrent à se peindre entre eux en concoctant des mélanges de teintures à base de plantes et de minéraux. Le soleil fît de cette teinture une partie intégrante de leur corps, ainsi leur peau était habillée des vêtements les plus magnifiques qu’ils soient. Et puis un moment donné, ils s’observèrent... Quel ne fût pas leur choc de constater qu’ils s’étaient peints tous de la même manière. Ils décidèrent donc de partir chacun seul de leur côté et de se retrouver deux saisons plus tard au pied d’un arbre fruitier. Le moment venu des retrouvailles aucune personne ne se reconnue, ils se dévisagèrent tous comme des étrangers se demandant chacun si l’autre ne provenait pas d’un autre espèce. Dans un grand fracas, ils se séparèrent, cependant ceux dont les caractères physiques apparaissaient semblables se regroupèrent. Nos ancêtres proviennent d’un de ces groupes, ces derniers prirent le chemin du soleil couchant et bientôt ils se heurtèrent à la mer. Lorsqu’ils virent l’océan, ils crurent tout d’abord qu’ils seraient mieux de rebrousser chemin, mais le chef Tshankak les incitèrent à fabriquer des pirogues pour traverser l’étendue d’eau salée. Suite à plusieurs jours de labeur, ils rencontrèrent la côte et fondèrent le premier village, c’est-à-dire notre village mon enfant. » - Père, demanda l’enfant, qu’est-il arrivé aux autres, ceux qui sont restés là-bas ?
« Houguyand, c’est là que l’histoire de notre peuple prend un tournant tragique, les êtres restés sur la terre ferme construisirent également des villages et se développèrent. Toutefois, dans leur for intérieur ils entretenaient une haine et une jalousie pour les premiers maîtres de l’océan, tellement que leurs principales pensées furent à jamais tournées vers nous. Depuis ce temps mon enfant, notre tribu attend les peuples de l’autre côté de l’océan, nous savons qu’ils seront bientôt là, de l’horizon pointeront bientôt leurs pirogues et nous saurons que notre fin approche ».
L’enfant ne regardait plus l’horizon de l’océan de la même façon, des frissons parcouraient son corps tandis que son père ramenait le filet à bord de la pirogue remplie de succulents poissons. Cependant, Houguyand réfléchissait à d’autres choses, l’horizon signifiait maintenant la peur, il redoutait l’arrivée des étrangers, croyant d’un instant à l’autre y voir surgir une pirogue inconnue. Arrivé au village, ses amis l’attendaient, il parti avec eux joué avec la nature, comme tout enfant insouciant, il avait déjà oublié l’histoire de son père.

Ils étaient deux








Merci à 
